Clocher de Saint-Exupère Saint-Exupère Clocher de Saint-Exupère depuis le Museum d'histoire naturelle en 2010 Clocher de Saint-Exupère
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Tableau du XIX° figurant saint Exupère à Saint-Pierre de Blagnac

Exupère, né à Arreau (65), fut l'un des tout premiers successeurs de saint Saturnin à la tête des chrétiens toulousains. Il devient patron de la nouvelle paroisse en 1807, un an après la restitution au culte de l'ancienne chapelle des Carmes. La confrérie des Pénitents blancs y trouvent refuge en 1822, avant de disparaître définitivement après 1830.

Le clocher, 35 m avec la flèche, date de la construction de l'église par les Carmes déchaussés, entre 1620 et 1623, dont la partie haute (flèche) a été modifiée. Il renfermait cinq cloches avant 1877, date de la construction de l'actuel beffroi (par M. Bonis) et du carillon de 13 cloches neuves de M. Lévêque (fondeur à Toulouse), proposé le 7 janvier et bénit le 7 octobre, lors d'une campagne générale de restauration de l'église par le père Gaussail, sous l'épiscopat de Mgr Desprez.

Tampon de la paroisse Saint-Exupère & Saint-Michel Le campanile de la sacristie a une histoire : dans le courant de l'année 1833, une cloche fut donnée par une personne anonyme, à condition qu'elle serait placée extérieurement au-dessus de la sacristie (ancienne chapelle de l'Enfant Jésus), pour être entendue facilement par les fidèles. Une autorisation fut demandée à M. le Maire pour la construction à établir en vue du placement de ladite cloche. On lui donna à son baptême le nom de Pierre. Elle fut descendue plus tard pour rejoindre les 5 autres cloches de l'église qui furent échangées contre 13 cloches neuves, sauf celle de l'horloge qui fut conservée.

Gaston Salvayre (1847-1916), Grand Prix de Rome en 1872, a grandi au milieu du XIXe siècle dans la maîtrise de Saint-Michel (disparue depuis), avant celle de la Métropole (cathédrale Saint-Etienne). En 1917 fut fêté en grandes pompes le XVe centenaire de saint Exupère.

L'église abrite en sa chapelle haute, l'autel en bois doré que François Lucas a réalisé, à l'âge de 28 ans, pour la chapelle du château de Saint-Elix (31) à la demande du comte J. Charles Ledesme. La chapelle fut détruite en 1793 par « quocquins ». Il était orné des deux anges adorateurs qui ont été placés de part et d'autre de l'autel de La Daurade.

Depuis 1993, l'animation de la paroisse Saint-Exupère-Saint-Michel est confiée aux Augustins de l'Assomption, appelés plus couramment Pères assomptionnistes.


note diamètre poids (kg) date fondeur parrain et marraine bienfaiteur nom
1 (#)3 1263 1216 1877 Lévêque M. le Curé et la Fabrique La paroisse Michel

☞ LAUDO DEUM VERUM PLEBEM VOCO CONGREGO CLERUM. DEFUNCTOS PLORO. PESTEM FUGO. FULGURA FRANGO. FESTA DECORO.
☞ FLORIANO DESPREZ ARCHIEPISCOPO TOLOSANO. GAUSSAIL CURE.
☞ FABRICIENS D'ASSEZAT. LAGARDE. BILOTTE. FILHOL. LASSERRE. DE MENOU. D'AUBUISSON. GERARD D'AUSSONNE.

FONDERIE LOUISON
LEVEQUE AMANS GENDRE SUCCESSEUR
TOULOUSE

2 sol3 994 614 1877 Lévêque Les présidents et présidentes des Confréries et Congrégations La paroisse Exupère
3 sib3 856 398 1877 Lévêque M. Germain Lagarde et Mlle Anne Gérard Parrain et marraine Germain-Anne
4 do4 745 256 1877 Lévêque M. Jean Campistron et Mlle Jeanne Senac Parrain et marraine Jean
5 4 668 188 1877 Lévêque M. Marius Thomas et Mlle J. Victorine Gaussail Parrain et marraine Marius-Victorine
6 mib4 629 157 1877 Lévêque M. Raoul de Fezembat et Mlle Marg. de Fezembat Parrain et marraine Raoul-Marguerite
7 mi4 555 - 1837 Viguier ancienne cloche des heures ☞A LA GLOIRE DE DIEU LAN DE J—C 1837
8 fa4 546 102 1877 Lévêque M. Paul Ramond et Mlle J. Françoise Ramond Parrain et marraine Paul-Françoise
9 sol4 483 69 1877 Lévêque M. Bruno Deloume et Mlle Hélène Deloume Parrain et marraine Bruno-Hélène
10 lab4 458 68 1877 Lévêque M. Maxime de Menou et Mlles Yvonne et Marie de Menou Parrain et marraine Maxime-Yvonne-Marie
11 la4 440 51 1877 Lévêque M. Guillaume Arnaud (de l'école des Frères)
et Mlle Ders (de l'école des Sœurs)
Mme Dieulafoy sans nom
12 sib4 402 40 1877 Lévêque M. Arthur d'Albis et Mlles Marie-Thérèse et Marie-Marguerite d'Albis Famille d'Albis Albis
13 si4 392 34 1877 Lévêque M. Léonce Delome et Mlle Marie Deloume Parrain et marraine Léonce-Marie
14 do5 359 29 1877 Lévêque M. François Candeil (de l'école des Frères)
et Mlle M. Baptiste (de l'école des Sœurs)
Les enfants des écoles sans nom

Cloche fixe du carillon avant restauration Carillon électrifié avant restauration
Les treize cloches de 1877 pèsent au total 3212,5 kg, les treize battants 127 kg, les quatre coussinets 40 kg. Deux sont en volée pour balancer en lancé-franc (grosse cloche et heures), mais elles ne peuvent tourner faute de place.

Les notes rapportées sont celles du clavier, assez proches de notre diapason à 440 Hz. Les cloches sont accordées à l'orgue, au diapason 430 Hz, soit un demi-ton au-dessous du clavier actuel du carillon. La grosse cloche sonne au quart de ton, mais dégage principalement une tierce majeure avec l'autre cloche de volée : sol-mib.

Jusqu'en 2005, onze étaient électrifiées. Tous les abat-son étaient en place mais sans grillage. Au bas du clocher se trouvait une vieille console Bach (Metz), encore en fonction, et une nouvelle par Horlogerie industrielle. On atteint les voûtes après 70 marches.
Cloche et abat-son avant restauration

A mi-hauteur dans l'escalier montant au clocher, on rencontrait l'ancien clavier manuel démantelé depuis lequel sonnait le carillonneur.

Ancien clavier manuel
Nouveau clavier manuel

Carillon après restauration
En 2006, en même temps que le Muséum d'histoire naturelle, extérieur et intérieur du clocher sont restaurés, tout comme le carillon par la société Bodet (Trémentines). Le clavier est moderne mais l'ancien banc est conservé. Les quatorze notes sont raccordées, quatre cloches sont accessibles depuis un pédalier pour jouer les sonneries traditionnelles. Tout cela se mérite après 87 marches.

Inauguration du carillon restauré, 9 avril 2006
Inauguration le 9 avril 2006



Le haut des différents escaliers, totalisant 103 marches, nous mène dans la chambre des cloches.

Premier niveau Deuxième niveau

Le clocher de Saint-Exupère et son campanile

L'Angélus est sonné à midi et 19h (après l'heure) : trois coups sur sol suivis d'une antienne mariale, répété trois fois, conclu par le même sol en volée (le bourdon s'y ajoute pour les grandes fêtes carillonnées). L'antienne est selon le mois l'Ave Maria de Lourdes, un Je vous salue Marie ou Salve Regina. (Au début du XXe siècle, alors que l'Angélus était sonné à 5h du matin et qu'on signalait prudemment au carillonneur que cela était bien matinal, il répondait invariablement : « Rien n'est trop beau pour saint Exupère ! »)

Le calendrier liturgique peut donner l'occasion d'une hymne plus adaptée : Chrétiens, chantons le Dieu vainqueur à Pâques et à l'Ascension, Viens, Esprit de sainteté à la Pentecôte, Je vous salue Marie à l'Assomption, Litanie des saints à la Toussaint, La Légende de saint Nicolas à la saint Nicolas, Salve Regina à l'Immaculée Conception, Il est né le Divin Enfant à Noël, Marche des Rois à l'Epiphanie, et divers noëls autour de Noël. Lors des fêtes patronales de saint Exupère et saint Saturnin (resp. 28 septembre et 29 novembre), c'est le Grand Taur qui est joué à 17h (après l'heure).

A Pâques et Pentecôte depuis 2017, la Résurrection est fêtée par les hymnes et antiennes pascales, ces 4 jours fériés (lundis compris) à 16h et 17h (après l'heure). Saurez-vous les reconnaître ? (cliquez ici pour la réponse) Chaque samedi et dimanche à 16h (après l'heure) depuis 2007, des comptines sont sonnées à destination du jardin d'enfants tout proche : les avez-vous reconnues ? (cliquez ici pour la réponse) Et comme le veut la tradition toulousaine, chaque concert est introduit et conclu par une sonnerie rappelant le martyre de saint Saturnin.

Au clair de la lune (mp3 - 22 s - 359 ko) - 20 juin 2017

Depuis 2016, la Marseillaise est sonnée le 14 juillet à 11h02 et 21h02. Elle a été sonnée pour l'Euro 2016 de football : aux coups d'envoi de la demi-finale (France-Allemagne) et de la finale (France-Portugal), ainsi que pour célébrer la victoire en demi-finale.

La Marseillaise - Claude Joseph Rouget de Lisle (mp3 - 1 min 2 s - 988 ko) - 7 juillet 2016 sur l'automate

Déjà en 1882, 1892 et 1893, le bulletin municipal indique pour le 13 juillet : « A 8 heures du soir, les cloches de toutes les paroisses de la ville sonneront pour annoncer la Fête. » ; s'ensuit alors une retraite aux flambeaux partant de la place du Capitole, après avoir exécuté la Marseillaise et le Chant du Départ par « toutes les musiques ». La journée du 14 juillet, annoncée dès 7h du matin par 21 coups de canon et des façades pavoisées, commençe par une distribution de pain aux indigents, et se poursuit par une revue militaire, des mâts de cocagne sur plusieurs places, des jeux nautiques et régates au son de la musique, des courses de vélocipèdes, une nouvelle salve d'artillerie et de nombreuses illuminations à la chute du jour, avant l'éclairage électrique de la place du Capitole et de l'Hôtel-de-Ville, un feu d'artifice sur la Prairie des Filtres, et de la musique jusqu'à minuit au Grand-Rond et place du Capitole. Les bals publics se prolongent jusqu'à une heure du matin.

Le carillon est joué manuellement lors d'occasions exceptionnelles.

Star Wars - John Williams (mp3 - 1 min 15 s - 877 ko) - 6 février 2017 sur l'automate



Tympan du presbytère

Depuis Noël 2006, la tradition du Nadalet a repris à Toulouse. Ici, il est sonné de façon automatique du dimanche 17 décembre au mardi 2 janvier 2007 à 17h05.

Légende de saint Nicolas (mp3 - 29 s - 468 ko)

Du 17 au 24 décembre, l'angélus est associé au Nadalet. C'est une antienne de Noël qui est jouée, avant une volée solennelle sur le bourdon qui dure chaque jour plus longtemps. Comme le veut la tradition, l'antienne change chaque jour, dans l'ordre suivant : Joseph est bien marié, Adeste fideles, Douce Vierge Marie, A minuit fut fait un réveil, Vite levez-vous, Douce nuit, Les Anges dans nos campagnes, Marche et Taur.

Le jour de Noël, on entend Il est né le Divin Enfant. Du 26 décembre au 2 janvier, cet Angélus aux couleurs de Nadalet continue avec la reprise des hymnes dans l'ordre inverse, pour s'acheminer vers l'Epiphanie qui joue en toute logique la La Marche des Rois, et le retour progressif de la durée de sonnerie de volée à sa longueur habituelle.

Du 16 décembre au 6 janvier, le Nadalet prend la forme d'un concert à 17h. Comme tous les concerts toulousains, il débute par une sonnerie traditionnelle à saint Saturnin : le Grand Taur, suivi de Venez Divin Messie, Joseph est bien marié, Adeste fideles, Noël nouvelet, La Légende de saint Nicolas, Douce Vierge Marie, A minuit fut fait un réveil, Douce nuit, Vite levez-vous doux pastoureaux, et conclu par les deux sonneries Marche et Taur, et ce jusqu'à la veille de Noël.

Ensuite, à partir de Noël : le Grand Taur, suivi de Il est né le Divin Enfant, Les Anges dans nos campagnes, Vite levez-vous doux pastoureaux, Adeste fideles, Noël nouvelet, A minuit fut fait un réveil, La Légende de saint Nicolas, Venez Divin Messie, la Marche des Rois, concert également conclu par les Marche et Taur.


Le Père Régis, curé de l'église, ou le carillonneur pour étudier la possibilité d'entendre jouer l'instrument.