La Paroisse en 1750
d'après les plans de M. de Saget
rapportés par D. Bessières en 1865
Lieu de culte Emplacement (remarques) Evolution
Saint-Antoine-du-T à l'angle des rues éponyme et des Pénitents bleus* ; ordre hospitalier de Saint-Antoine, Antonins ou Théatins, dont le Tau figure la béquille des estropiés, établis dans la commanderie voisine depuis 1270 existe encore au n°6 de la rue, désaffectée et propriété de la mairie (salle Osète et état-civil) ; au n°4, la commanderie des Antonins (originaires de Saint-Antoine-de-Viennois, aujourd'hui Saint-Antoine-l'Abbaye dans l'Isère), reconstruite au XVIIe (bâtiment actuel), Manutention des Vivres militaires dite de St Antoine du T en 1825, puis mess des officiers jusqu'à la fin des années 1980, actuellement bibliothèque Duranti
Saint-Aubin au nord du cimetière des pendus Projet d'église Saint-Aubin alors simple chapelle, aujourd'hui église Saint-Aubin
Les Augustins le couvent des Grands Augustins (ne pas confondre avec : les Augustins déchaussés : voir les Pères Saint-Georges) existe encore,
désaffecté en : musée des Augustins
Les Pénitents blancs place éponyme et rue de la Pilore (disparues, place Occitane actuelle) ; chapelle construite en 1614 sur la place, plafond décoré en 1722 par le sculpteur Pierre Lucas, confrérie installée en 1822 à l'église Saint-Exupère, disparue après 1830
Les Pénitents bleus rue éponyme (un temps rue Duranti ; la rue Saint-Jérôme commence encore après la rue Saint-Antoine-du-T et allait jusqu'à la place Lucas disparue (actuelle résidence Lucas, 15 rue des Pénitents blancs) et la rue des Remparts Saint-Etienne (telle qu'on la nommait en 1933) église Saint-Jérôme actuelle,
amputée de son jubé
Séminaire de Caraman l'angle des rues de Caraman et Mange-Pommes (actuelle rue Riquet) disparu
Saint-Etienne le cloître (actuelle cour Sainte-Anne) était commun à l'église Saint-Jacques Cathédrale encore de nos jours
Saint-George
(Les Pères)
(George sans s) rue Saint-Antoine-du-T (probablement les actuels n°2-4-6), à côté de deux hôpitaux Ruine supposée de l'église des Augustins de Saint-Georges : fenêtre supérieure chapelle Montaigon puis église de Montaigon en 1251 (testament de Pierre de Gaillac), église de Saint-Georges de Montaigon en 1337, au milieu de la place avant 1398, Gleyza de Saint-Georgi en 1478 (Livre de Pagellation), dont le chœur est reconstruit en 1515 par les maîtres maçonniers Jean Faure et Raymond Caraben, église investie en 1655 par les Augustins déchaussés (ou Augustins de Saint-Georges, ou Petits Augustins) qui s'installent dans les anciens hôpitaux Notre-Dame du Puy à l'angle de la place St-Georges, église remplacée en 1781 par un nouvel édifice bâti par l'architecte Hardy (entre les actuels n°4 et 6), détruit en 1802
Ruine supposée de l'église des Augustins de Saint-Georges : fenêtres
au fond de la cour du n°6 de la rue-Saint-Antoine-du-T, l'arrière du n°4 abrite les probables vestiges (photos ci-contre) du chevet de l'église des Augustins de 1781 ; on peut comprendre que 20 ans après leur construction, ces murs aient été jugés assez solides pour être réemployés, plutôt que d'engager des frais supplémentaires pour les abattre
Saint-Géraud place de la Pierre (actuelle place Esquirol), entre les rues de la Pierre (non pas la rue de Pairas devenue rue Peyras, mais la continuation de la rue du Change qui l'a absorbée, devenue des Changes) et des Tourneurs, plus tard Saint-Pierre-et-Saint-Géraud (après 1893, attesté en 1932 au 8 place Esquirol) ; son nom subsiste impasse Saint-Géraud, ignorée des Toulousains, près du 12 place Esquirol plus tard Saint-Pierre-et-Saint-Géraud (après 1893, attesté en 1932 au 8 place Esquirol) ; son nom subsiste impasse Saint-Géraud, ignorée des Toulousains, près du 12 place Esquirol ; aujourd'hui disparue
Saint-Jacques emplacement actuel de la chapelle Sainte-Anne (rotation de 90° degrés), la rue de la Chanoinerie (actuelle rue Sainte-Anne) passait derrière disparu ; l'église aurait été édifiée par Charlemagne pour abriter les reliques du saint rapportées de Galice, lors de son expédition contre les Sarrasins ; les reliques (tête et corps) auraient été transférées en 1354 à Saint-Sernin
Les Pénitents noirs entre la place éponyme* et la rue du Loup* (disparues) ancien monastère des Augustines (dans le verger duquel naquit la Compagnie du Gai Savoir, Gay Saber) ; Pénitents installés le 21 décembre 1576 le jour de la saint Thomas ; chapelle refaite à la fin des années 1630 et décorée par le plus grand peintre d'alors, Nicolas Tournier ; détruit sauf la façade, redécouverte au 43 rue Saint-Jérôme lors de sa destruction en 1968, et transportée au musée des Augustins pour devenir la porte d'entrée du public
Saint-Pantaléon (Révérends Pères) entre la place Royale (actuelle place du Capitole), les rues de la Pomme, de l'Ecu (longement sud de la place du Capitole, avant son dégagement**), Gamion (actuelle rue Baour-Lormian) et de la Porterie (puis Serminières, qui commençait au sud de la place du Capitole non dégagée, ensuite Grande Rue Saint-Rome, actuelle rue Saint-Rome) ; occupait la moitié du moulon ; l'abbaye (des chanoinesses de Saint-Pantaléon) donnait à l'intersection des rues de la Pomme et de l'Ecu ; le collège de Saint-Martial était à l'emplacement actuel de la brasserie du Grand Hôtel de l'Opéra disparu
Saint-Rome (Les Pères) donnait rue des Changes, à l'angle de la Petite Rue Saint-Rome (actuelle rue Jules-Chalande), entre les rues de l'Ecu et Gamion ; occupait un tiers du moulon disparu
Saint-Sauveur emplacement actuel de la fontaine de la place Dupuy et du parvis de la Halle aux Grains (construite en 1861 par André Denat), donnait rue Mange-Pommes (continuation de la rue du Cimetière ou des Cimetières qui l'a absorbée, actuelle rue Riquet), la rue du Pont Guilheméry passait derrière disparu (l'un des 3 clochers-murs du centre, avec St-Michel et le Taur)

(*) Se référer au quartier Saint-Georges pour l'équivalence des rues.
(**) La place Royale n'était pas dégagée comme la place du Capitole actuelle. Ce fut un long et lent processus. Ainsi, quatre rues ont disparu :

Les quatre confréries de pénitents ont été fondées à Toulouse dans les années 1570, et rassemblaient plutôt des aristocrates et le beau monde pour les Bleus (présents aussi dans le Tarn à Rabastens, dans le Gers à Auch, etc.), des juristes et roturiers aisés pour les Noirs (présents en Aveyron à Villefranche-de-Rouergue, dans l'Hérault à Béziers, etc.), et ceux dont les moyens étaient moindres pour les Blancs (présents aussi dans le Gers à Masseube et Gimont, en Ariège à Coutens et Mirepoix, etc.) et les Gris (présents aussi dans le Gers à Gimont, dans le Lot-et-Garonne à Port-Sainte-Marie, etc.).

Les Pénitents gris avaient une chapelle à proximité de Notre-Dame du Taur, dans la rue bien nommée des Pénitents gris. Lors de sa démolition, le bel autel de marbre fut récupéré et installé dans l'église voisine. Il fut par la suite démonté à nouveau en 1872, et vendu à la paroisse de Lux, dans le canton de Villefranche-de-Lauragais.


Le quartier Saint-Georges en 2010

Le quartier Saint-Georges en 1950

Le quartier Saint-Georges, vue aérienne de 2010

Le quartier a été entièrement remanié entre 1968 et 1974, s'effaçant sous la place Occitane actuelle en lui abandonnant 2 rues et 2 petites places. Voici un résumé de l'histoire toponymique :

Le quartier Saint-Georges avant et après

En 2009, on pouvait encore voir les limites de l'ancien quartier ainsi :

La Révolution lui a donné les vocables suivants : place Calas, rues de l'Héroïsme, l'Empressement, Pénétration, Pureté, Bénévole, Terrible, du Bonheur, Tricolore, de la Joie, Montagne, Admirable, Précaution, Laborieuse, l'Influence, l'Amabilité et Populaire.

Si l'on considère les déformations du nom des rues (en rue des Torts, des Têtus) et celle des Trois-Mulets, il semble que ce fût un quartier de bourriques...

Sources : Histoire des rues de Toulouse (Jules Chalande, 1919-1929) et plans successifs de la ville à travers les siècles.

Quartier Wilson-Capitole

Quartier St-Sernin

Côte pavée

Appelée ainsi par le pavement destiné à fixer la terre pour éviter son glissement vers les ports St-Etienne et St-Sauveur du nouveau Canal du Midi en 1681. L'appelation apparaît officiellement en 1890.
En 1885, la voie est d'abord desservie par des véhicules routiers à traction hippomobile, dits Cars Ripert. En 1907, des tramways hippomobiles sur rails les remplacent. En avril 1910, la ligne est électrifiée.