Depuis Noël 2006, la tradition du Nadalet (ou petit Noël en occitan) est de retour à Toulouse.

Puisant ses origines au Moyen Age dans les villages du pays toulousain, le Nadalet est tout à la fois un Calendrier de l'Avent musical monumental et une Fête des Lumières. En effet, jour après jour pendant la dernière octave de l'Avent, chacun dépose devant sa fenêtre une bougie supplémentaire jusqu'à Noël. Le carillon sonne alors des cantiques, des hymnes de l'Avent et des noëls (Grandes Antiennes ou Féeries majeures). C'est l'occasion pour les paroissiens et riverains de se retrouver sur le parvis de l'église pour partager ensemble un repas chaud. Afin de se dégourdir un peu, on monte à plusieurs au clocher et l'on sonne à toute volée en faisant tourner les cloches : c'est le grand balan.

De nos jours, le Nadalet se prolonge pendant le temps de Noël et jusqu'à l'Epiphanie (française), où l'on sonne la célèbre Marche des rois reprise par Georges Bizet dans son Arlésienne. Il y a aussi des antiennes spéciales le jour de la fête de la Mère de Dieu le 1er janvier. Ainsi, le carillon égaye joyeusement une période tradionnellement calme après les fêtes, et où l'on a plaisir à fredonner les airs qui prolongent la magie de Noël.

Le Nadalet est ainsi sonné de façon automatique aux carillons de Saint-Exupère et Saint-Jérôme de Toulouse, à Saint-Jean (31) du dimanche 17 décembre au mardi 2 janvier 2007 à 17h.
Depuis 2007 à Saint-Aubin, Notre-Dame-du-Taur (avec l'angélus) et Sainte-Madeleine (Pouvourville) de Toulouse.
Depuis 2016 à Saint-Nicolas : de l'Avent à l'Epiphanie à 18h05, ainsi qu'à 13h05 du 17 décembre à la fête de la Mère de Dieu (1er janvier).

Légende de saint Nicolas (mp3 - 29 s - 468 ko)

A l'origine fête populaire méridionale, le Nadalet s'est propagé aux carillons du Nord, de Belgique et au-delà. A Castres, il ne s'est jamais interrompu.