Vue d'ensemble Vue au niveau du clocher Notre-Dame-la-Dalbade d'en bas Notre-Dame-la-Dalbade en 1906 Notre-Dame-la-Dalbade en 1900 Rose de Notre-Dame-la-Dalbade en 2007
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Vitrail de l'Assomption de la Vierge Marie Le tympan de l'église Vitrail de l'Assomption de la Vierge Marie, de nuit

Vitrail de la Passion de Jésus-Christ

Avant son effondrement le 11 avril 1926 à 3h15 du matin, le clocher de la Dalbade renfermait vingt et une cloches,
le plus grand carillon de Toulouse. La flèche de ce clocher de 1551, démolie avec le dernier étage à la Révolution
et reconstruite en 1881, était à nouveau la plus haute de la ville.
Trois ans auparavant, en 1878, Gaston Virebent réalisait le tympan en céramique (ci-dessus),
en hommage au Couronnement de la Vierge de Fra Angelico.
La reconstruction du clocher Le clocher avant 1926 vu des Carmes Le clocher dans le paysage toulousain, avant 1926 Eglise en sucre par Lafont La voûte effondrée sous le poids du clocher en 1926

Le clocher vers 1918


Une photo sentimentale,
figurant mon grand-père
Jean Guiraud vers 1918 !

Vitrail de l'Annonciation à la Vierge Marie

Cloches de volée de la Dalbade Grosse cloche de la Dalbade

Le curé a été réveillé par un premier bruit comme un coup de canon, précédant l'énorme fracas de la chute du clocher à la verticale qui surprit mortellement le boulanger et la boulangère dans leur travail, ainsi que neuf blessés. Le carillonneur devait aller sonner l'angélus du matin ; plusieurs fois, il avait signalé des lézardes (il n'osait trop sonner les cloches) dont le curé avait informé l'architecte de la ville. Ce dernier se voulait rassurant, malgré des réserves déjà émises en 1898 par un de ses prédécesseurs, s'agissant la stabilité de ce clocher ancien récemment surélevé (en particulier, « quatre éléments »).

Après 101 marches, nous atteignons la base du clocher reformé partielleemnt, qui était bien autrefois l'ancien logement du sonneur-carillonneur (doté d'une cheminée !) heureusement inusité en 1926.

Projet de l'architecte Beauclair en 1926 Etude de l'architecte Montariol de février 1932 Clocher de Montariol, années 1950

Une nouvelle façade sur le jardin, avec un nouveau clocher en son milieu, furent dessinés en 1932 par l'architecte Montariol, plus classiques qu'un projet de Beauclair en 1926. Seule la construction de ce clocher a démarré en 1935, rapidement abandonnée du fait du décalage de style malgré tout, pour finir par une démolition en 1968.



Aujourd'hui, il reste treize cloches, dont sept déposées.

Rosace

L'effondrement soudain du clocher de La Dalbade s'inscrit dans une lignée d'effondrements et dommages sur les clochers toulousains :

La voûte effondrée sous le poids du clocher en 1926
Portique pour 5 cloches

Cloche de sacristie Avant 2022 : 2° étage3° étage4° étage

Jusqu'en 2022, la majorité des cloches étaient déposées dans les premières salles du clocher, sous la chambre actuelle des cloches au 4e étage. Depuis, après expertise, 2 cloches ont été réaffectées dans une autre église, 5 sont maintenant suspendues au 4e étage à un portique.

Rosace

I Note Date Remarques
1 do#3 1826 2 500 kg, 2e plus grosse cloche de Toulouse
A LA GLOIRE DE DIEU. L'AN DE J.-C. 1826, CURÉ JEAN-MAURICE MATHIEU, MARIE DE LA DALBADE A ÉTÉ BÉNITE PAR ANNE-ANTOINE-JULES DE CLERMONT-TONNERRE, CARDINAL, ARCHEVÊQUE DE TOULOUSE. PARRAIN ISIDORE BARON DE MONTBEL, MAIRE DE TOULOUSE. MARRAINE ANGÉLIQUE D'HAUTPOUL, COMTESSE DE PALARIN.
bas : B. VIGUIER, FC ø 1,48 m
Guillaume-Isidore, Baron de Montbel, fut maire de Toulouse du 11 janvier 1826 au 7 août 1829.
En 1838 à Lardenne, Catherine Rosalie de Montbel est portée sur la grosse cloche.
2 la3 1758 cerveau : + NISI HABEAM CHARITATEM FACTUS SUM VELUT ÆS SONANS AUT CIMBALUM TINIENS. IAY ETE FONDUE L'AN 1758.
panse : IAY ETE BENITE PAR MGR MICHEL DE VERTHAMO[N]T EVEQUE ET SGR DE MONTAUBAN ME IEAN-BAPTISTE SAVY ARCHIPRETRE.
plus bas : + MRS ME FRANCOIS BORDES DOCTEUR ES DROITS ET ADT EN PARLEMENT RAYMOND SAVY PIERRE BO[L]PILLERES ET IEAN ROUSSEAU ETANT CONSULS.
La Fonderie ø 0,95 m, cloche sonnant les heures, vient de Beaumont-de-Lomagne (ISMH 9-6-2020)
(7) la#3 1805 QUE LE NOM DU SEIGNEUR SOIT BENI
TOUS LES SAINTS ET LES SAINTES PRIEZ POUR NOUS
bas : ...BERTA ET LECOURT TOULOUSE L'AN 13 [et à la fin d'une inscription gravée : 1806] La Dominicale.
(11) la#3 1925 Maria Dealbata, Suzanne. Darricau à plateau.
3 do#4 1868 Henriette. AVE MARIA GRATIA PLENA DOMINUS TECUM ANNO J.-C. 1868
4 4 1867 A Marie. Pèlegrin
5 #4 1869 A Marie. Pèlegrin
(10) mi4 1868 Elisabeth. Pèlegrin
6 fa4 1834 ☞ NATIONS VENEZ... / ...PRES DU SEIGNEUR / ...DE J.C. 1834 VIGUIER...
(13) sol4 1868 Bernardine. ☞ LAUDETUR JESUS CHRISTUS ANNO J-C 1868
(12) si4 1868 Céline. Pèlegrin (la plus petite)
8 mi4 ?   ☞ SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM (déplacée)
9 la4 1868 JESUS MARIE JOSEPH L'AN DE J-C 1868 (déplacée)
14     17 (sacristie)

Nous conservons une description précise des neuf cloches installées en 1868, dont il reste aujourd'hui quatre représentantes (en gras), présentée dans le tableau ci-dessous.

Les neuf Pèlegrin installées le 6 décembre 1868
Note(*) Poids (kg) Parrain Marraine
do#4 211 M. le marquis Isidore d'Olive Mlle Henriette Maguès
mi4 131 M. Antoine de Pratviel Mlle Elisabeth Magnes
sol4 73,3 M. Théophane Boquet Mme Bernardine Boquet (son épouse)
sol#4 62 M. Jacques Castagné Mlle Georgette Guyot
la4 54,7 M. Gaston de Goudin Mlle Marie Belot
la#4 43,8 M. Alexandre Favier Mlle Adèle Favier
si4 37,6 M. Joseph de Gélis Mlle Céline Serville
do#5 26 M. Joseph d'Etrexy Mlle Blanche de Falguières
5 26,6 M. Joseph Bressolles Mlle Marie Jouglar

Ancienne clef de voûte (début XVI°) : le fauconnier (musée des Augustins) Note : les tons des cloches sont donnés séparément et au début de l'annonce par la Semaine catholique du 6-12-1868. Pour le tableau, on fait référence aux cloches de « la première » à « la neuvième ». La première colonne a donc été attribuée en suivant l'ordre cardinal, il se peut qu'elle ne corresponde pas exactement aux autres colonnes.


Notre-Dame-la-Dalbade, salle des Illustres

La paroisse est maintenant rattachée à la cathédrale. Il n'y a donc plus que la base fortifiée du clocher et plus de carillon. Peut-être envisagera-t-on un jour le renouveau du carillon, voire celui du clocher ?