Alma Redemptoris Mater (latin)
Alma Redemptoris Mater
quæ pervia
cæli porta manes
et stella maris
succure cadenti
surgere qui curat populo.
Tu quæ genuisti
natura mirante
tuum sanctum Genitorem :
Virgo prius
ac posterius
Gabrielis ab ore
sumens illud Ave
peccatorum miserere.
O Mère du Rédempteur,
qui l'avez nourri,
vous êtes la porte du ciel, toujours ouverte,
et l'étoile de la mer :
secourez un peuple qui tombe,
mais qui cherche à se relever.
O Vous qui avez enfanté,
au grand étonnement de la nature,
votre divin créateur :
Vous qui fûtes Vierge
avant comme après l'enfantement,
recevez le salut
de Gabriel
et ayez pitié des pécheurs.
Alta Trinità beata (italien)
Alta Trinità beata
da noi sempre adorata.
Trinità gloriosa
unità maravigliosa.
Tu sei manna saporosa
e tutta desiderosa.
Grande Trinité bienheureuse
que nous adorons sans cesse.
Trinité glorieuse
unité merveilleuse.
Tu es une manne savoureuse
et très désirée.
Asperges me (italien)
Asperges me Domine
hyssopo et mumndabor
lavabis me
et super nivem de albabor.
(Ps. 50) Miserere mei Deus
secundum magnam misericordiam tuam.
Gloria patri et filio
et spiritui sancto.
Sicut erat in principio
et nunc et semper
et sæcula sæculorum.
Amen.
Vous m'arroserez, Seigneur,
avec l'hysope, et je serai purifié ;
vous me laverez
et je deviendrai plus blanc que la neige.
O Dieu, aies pitié de moi,
selon ta grande miséricorde.
Gloire au Père, et au Fils,
et au Saint Esprit.
Maintenant et toujours
comme au commencement ;
et dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.
Ave Maria (latin)
Ave Maria gratia plena
Dominus tecum.
Benedicta tu in mulieribus
Et benedictum fructum ventris tui
Jesu Christe.
Sancta Maria mater Dei
Ora pro nobis
Nunc et in hora mortis nostræ.
Amen.
Je vous salue Marie, pleine de grâce,
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus,
Le fruit de vos entrailles est béni.
Sainte Marie, mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pêcheurs,
Maintenant et à l'heure de notre mort.
Ainsi soit-il.
Ave Maria (P. Kunc) dit « de Lourdes »


1. Les saints et les anges,
En chœur glorieux,
Chantent vos louanges,
O Reine des Cieux !

R. Ave, Ave, Ave Maria (bis)

2. O Vierge Marie !
A ce nom si doux,
Notre âme ravie
Chante à vos genoux.

3. O douce patronne !
Pour toi sont nos chants ;
O Mère si bonne !
Bénis tes enfants.

4. Le démon sans cesse
Rôde autour de nous,
Dans notre détresse
Nous t'implorons tous.

5. Devant votre image
Voyez vos enfants.
Agréez l'hommage
De leurs plus beaux chants.
	
6. Vous de l'innocence
L'aimable soutien,
Prenez la défense
Du pauvre orphelin.

7. De la tendre mère
Calmez les soucis ;
En vous elle espère,
Gardez-lui ses fils.

8. Soyez le refuge
Des pauvres pécheurs,
O Mère du Juge
Qui sonde les coeurs !

9. O Vierge bénie !
Reçois notre amour ;
A toi notre vie
Jusqu'au dernier jour.
	
10. Quand de notre vie
Finira le cours,
Dans notre patrie
Nous dirons toujours :


1. O Vierge Marie
Le peuple chrétien
A Lourdes vous prie
Chez vous il revient.

R. Ave, Ave, Ave Maria (bis)

2. Le fond de la roche
S'éclaire à l'instant
La Dame s'approche
Fait signe à l'enfant.

3. « Venez je vous prie
Ici quinze fois
Avec vos amies
Entendre ma voix. »

4. « Enfant généreuse
Un jour, je promets
De vous rendre heureuse
Au Ciel, à jamais. »

5. Le peuple fidèle
Pressent qu'aujourd'hui
Une ère nouvelle
Commence pour lui.
Couplets écrits « pour le temps de la Guerre »

1. Prenons le rosaire
Et chantons en chœur
La belle prière
Du soldat vainqueur

R. Ave, Ave, Ave Maria (bis)

2. Reine de la France
Dans tous les combats
Donnez la vaillance
A nos chers soldats

3. Entendez ô Mère
Le cri de nos cœurs
Pendant cette guerre
Rendez-nous vainqueur

4. Durant cette guerre
Nous vous supplions
Conservez ô Mère
Ceux que nous aimons

5. Par le Saint Rosaire
Arme des croyants
Nos soldats ô Mère
Seronts triomphants

6. Veillez Vierge pure
Sur nos défenseurs
Gardez sans blessure
Les corps et les cœurs

7. Reine de Clémence
Soignez nos blessés
Ramenez en France
Tous les exilés

8. Prenez dans la gloire
Nos soldats mourants
Donnez la victoire
A leurs survivants

9. Durant cette guerre
Chrétiens, espérons
Par le Saint Rosaire
Nous triompherons
Ave Maria (italien, Gioacchino Rossini)
Salve o Vergine Maria,
Salve o Madre in ciel regina;
sulla terra il guardo inchina,
de' tuoi figli abbi pietà.
Tu di sol tutta vestita, tu di stelle incoronata,
Tu speranza, tu avvocata del tuo popolo fedel.
Salve.
Salut, ô Vierge Marie,
Salut, ô Mère reine du ciel ;
penchée sur la terre je le regarde,
aies pitié de tes enfants.
Toi revêtue de soleil, toi couronnée d'étoiles,
Toi l'espérance, toi l'avocate de ton peuple fidèle.
Salut.
Ave Regina cælorum (latin)
Ave Regina cælorum
Ave Domina Angelorum
Salve radix
salve porta
ex qua mundo lux est orta.
Gaude Virgo gloriosa
super omnes speciosa.
Vale ovalde decora
et pro nobis Christum exora.
Salut, Reine des cieux !
Salut, Souveraine des Anges !
Salut, tige de Jessé !
Salut, porte
d'où la lumière s'est levée sur le monde ! 
Réjouissez-vous, ô Vierge glorieuse,
qui l'emportez sur toutes en beauté !
Adieu, ô toute belle,
et priez le Christ pour nous.
Ave Verum Corpus (latin)
Ave verum corpus
Natum de Maria virgine
Vere passum immolatum
In cruce pro homine
Cujus latus perforatum
Unda fluxit et sanguine.
Esto nobis prægustatum
In mortis examine.
O Jesu dulcis !
O Jesu pie !
O Jesu, fili mariæ !
Tu nobis miserere.
Salut ! corps véritable
Né de la Vierge Marie
Qui as souffert réellement, immolé
Sur la croix pour les hommes
Dont le côté transpercé
Ruisselle d'eau et de sang.
Qu'il soit notre viatique
Dans l'épreuve de la mort.
O Jésus plein de douceur !
O Jésus plein de tendresse !
O Jésus, fils de Marie !
Prends pitié de nous.
Beatus vir (Ps. 111, latin)
Beatus vir qui timet Dominum
in mandatis ejus volet nimis.
Potens in terra erit semen ejus
generatio rectorum benedicetur.
Gloria et divitiæ in domo ejus
et justitia ejus manet
in sæculum sæculi.
Exortum est in tenebris
lumen rectis
misericors et miserator et justus.
Jucundus homo
qui miseretur et commodat
disponet sermones suos in judicio.
Quia in æternum non commovebitur.
In memoria æterna
erit justus
ab auditione mala non timebit.
Paratum cor ejus
sperare in Domino.
Non commovebitur donec
despiciat inimcos suos.
Dispersit dedit pauperibus
justitia ejus manet
in sæculum sæculi.
Cornu ejus exaltabitur in gloria.
Peccator videbit et irascetur
dentibus suis fremet et tabescet
desiderium peccatorum peribit.
Gloria patri et filio
et spiritui sancto.
Sicut erat in principio
et nunc et semper
et sæcula sæculorum.
Amen.
Heureux l'homme qui craint le Seigneur,
qui met sa joie dans ses commandements.
Sa descendance sera puissante sur la terre,
la race des hommes droits sera bénie.
Gloire et richesse sont dans sa maison
et sa justice demeure
dans les siècles des siècles.
Dans les ténèbres une lumière
brille pour les hommes droits,
clémente, compatissante et juste.
Heureux l'homme
compatissant et généreux
qui prononce ses paroles avec discernement.
Jamais il ne sera ébranlé.
Le juste demeurera
dans une éternelle mémoire,
il n'a pas à craindre un mauvais renom.
Son cœur est ferme,
confiant dans le Seigneur.
Il ne craint rien
et verra ses ennemis.
Il est généreux et donne aux pauvres,
sa justice demeure
dans les siècles des siècles.
Son nom sera exalté avec honneur.
L'impie le voit et s'en irrite,
il grince des dents et dépérit,
mais le désir des impies périra.
Gloire au Père, et au Fils,
et au Saint Esprit.
Maintenant et toujours
comme au commencement ;
et dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.
Choral final de la Passion selon saint Jean (allemand)
Ach Herr, laß dein lieb' Engelein
am letzten End' die Seelen mein
in Abrahams Schoß tragen !
Den Leib in sein'm Schlafkämmerlein
gar sanft, ohn' ein'ge Qual und Pein,
ruhn bis am jüngsten Tage !
Als dann vom Tod erwekke mich,
daß meine Augen sehen dich
in aller Freud', o Gottes Sohn,
mein Heiland und Gendenthron !
Herr Jesu Christ, erhöre mich,
ich will dich preisen ewiglich !
Ah ! Seigneur qu'à la dernière heure
ton ange bien-aimé porte mon âme
dans le sein d'Abraham ;
que dans le sommeil de sa demeure le corps,
doucement, sans aucun tourment ni peine,
repose jusqu'au jour du Jugement Dernier !
Alors réveille-moi de la mort,
et que mes yeux de te voir
se réjouissent, ô fils de Dieu,
mon Sauveur et le trône des Grâces !
Seigneur Jésus, entends-moi,
je te louerai éternellement !
Cœnantibus illis (latin)
Mt 26,26 Job 31,31
Cœnantibus illis
accepit Jesus panem
et benedixit ac fregit
deditque discipulis suis
et ait :
Accipite et comedite :
Hoc est corpus meum.
Alleluia.
Dixerunt viri tabernaculi mei :
Quis det de carnibus ejus
ut saturemus ?
Accipite et comedite :
Hoc est corpus meum.
Alleluia.
Au moment du repas
Jésus prit le pain
il le bénit, le rompit
et le donna à ses disciples 
et dit :
Prenez et mangez :
Ceci est mon corps.
Alléluia. Les hommes de mon tabernacle dirent : Qui nous donnera de sa chair dont nous pouvons être remplis ? Prenez et mangez : Ceci est mon corps. Alléluia.
Confitebor (Ps. 110, latin)
Confitebor tibi Domine
in toto corde meo
in consilio justorum
et congregatione.
Magna opera Domini
exquisita in omnes voluntates ejus.
Confession et magnificentia opus ejus
et justitia ejus manet
in sæculum sæculi.
Memoriam fecit mirabilium suorum
misericors et miserator et justus
escam dedit
timentibus se.
Memor erit in sæculum testamenti sui.
Virtutem operum suorum
annuntiabit populo suo.
Ut det illis hereditatem gentium.
Opera manuum ejus
veritas et judicium.
Fidelia omnia mandata ejus
facta in veritate et æquitate
confirmata in sæculum sæculi.
Redemptionem misit Dominus
populo suo
mandavit in æternum testamentum suum.
Sanctum et terribile nomen ejus.
Initium sapientitæ
timor Domini.
Intellectus bonus
omnibus facientibus eum ;
laudatio ejus manet
in sæculum sæculi.
Je te rendrai hommage, Seigneur,
de tout cœur,
dans la compagnie des hommes justes
et dans leur assemblée.
Grandes sont les œuvres du Seigneur
qui correspondent à toutes ses volontés.
Son œuvre est majesté et splendeur
et sa justice demeure
dans les siècles des siècles.
Il fit mémoire de tous ses prodiges,
clément, compatissant et juste,
il a donné subsistance
à ceux qui le craignent.
Il se souviendra à jamais de son alliance.
Il manifestera à son peuple
la puissance de ses œuvres.
Ainsi il leur donne l'héritage des nations.
Les œuvres de ses mains
sont justice et vérité.
Toutes ses recommandations sont fidèles,
faites en vérité et équité
et confirmées pour les siècles des siècles.
Le Seigneur a envoyé sa rédemption
à son peuple,
il lui a donné son alliance pour toujours.
Son nom est saint et redoutable.
Le principe de la sagesse
est la crainte du Seigneur.
C'est un bon discernement
pour tous ceux qui la pratiquent ;
sa louange subsiste
dans les siècles des siècles.
Crux fidelis (latin) sur ChoralWiki
Crux fidelis, inter omnes
arbor una nobilis:
nulla silva talem profert,
fronde, flore, germine.
Dulce lignum, dulces clavos,
dulce pondus sustinet.
O Croix qui ne trompe jamais
Arbre unique, noble entre tous:
Nulle forêt n’en produit de semblable
Pour son feuillage, ses fleurs, ses fruits
O bois aimé, clous bénis,
Quel doux fardeau vous portez.
Cum facis eleemosynam (latin)
Cum facis eleemosynam,
nesciat sinistra tua
quid faciat dextera tua.
Quand tu fais l'aumône,
que ta main gauche ignore
ce que fait ta main droite.
De profundis (Ps. 129, latin)
De profundis
clamavi ad te Domine :
Domine exaudi vocem meam.
Fiant aures tuæ intendentes
in vocem deprecationis meæ.
Si iniquitates
observaveris Domine :
Domine
quis sustinebit ?
Quia apud te propitiatio est :
et propter legem tuam
sustinui te Domine.
Sustinuit anima mea in verbo ejus :
speravit anima mea in Domino.
A custodia matitudina usque ad noctem :
speret Israel in Domino.
Quia apud Dominum misericordia :
et copiosa apud eum redemptio.
Et ipse redimet Israel
ex omnibus iniquitatibus ejus.
Du fond de l'abîme,
je crie vers toi, Seigneur ;
Seigneur, écoute ma voix.
Que ton oreille soit attentive
aux accents de ma prière.
Si tu tiens compte
de nos péchés, Seigneur :
Seigneur,
qui pourra subsister devant toi ?
Heureusement, tu es la miséricorde même :
puisque tu m'en fais une loi,
j'espère en toi, Seigneur.
Mon âme attend, confiante en ta parole ;
mon âme met son espoir dans le Seigneur.
Comme le veilleur attend l'aurore,
ainsi ton peuple compte sur toi, Seigneur.
Tu es plein de miséricorde ;
tu es l'auteur de notre rédemption.
Oui, le Seigneur rachètera son peuple
de toutes ses iniquités.
Deus in adjutorium (latin)
V/. Deus in adjutorium
meum intende.
R/. Domine ad adjuvandum
me festina.
Gloria patri et filio
et spiritui sancto.
Sicut erat in principio
et nunc et semper
et sæcula sæculorum.
Amen.
Alleluia !
(ou, de Septuagésime à Pâques :)
Laus tibi Domine
Rex æternæ gloriæ.
O Dieu, venez
à mon aide.
Hâtez-vous, Seigneur,
de me secourir.
Gloire au Père, et au Fils,
et au Saint Esprit.
Maintenant et toujours
comme au commencement ;
et dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.
Alléluia !

Louange à vous, Seigneur,
Roi d'éternelle gloire !
Dixit Dominus (Ps. 109, latin)
Dixit Dominus Domino meo :
Sede a dextris meis
donec ponam inimicos tuos
scabellum pedum tuorum.
Virgam virtutis tuæ
emittet Dominus ex Sion
dominare in medio
inimicorum tuorum.
Tecum principium
in die virtutis tuæ
in splendoribus sanctorum
ex utero ante luciferum genui te.
Juravit Dominus
et non pœnitebit eum :
Tu es sacerdos in æternum
secundum ordinem Melchisedech.
Dominus a dextris tuis confregit
in die iræ suæ reges.
Judicabit in nationibus
implebit ruinas
conquassit capita
in terra multorum.
De torrente in via bibet
propterea exaltabit caput.
Le Seigneur dit à mon seigneur :
« Assieds-toi à ma droite
jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis
l'escabeau de tes pieds.
De Sion, le Seigneur étend
le sceptre de ta puissance,
domine au milieu
de tes ennemis.
Ton pouvoir se révèlera
au jour de ta puissance
dans les splendeurs des cieux ;
avant l'aurore de mon sein, je t'ai engendré. »
Le Seigneur l'a juré
et ne se repentira pas :
« Tu es prêtre à jamais
selon l'ordre de Melchisedech. »
Le Seigneur à ta droite brisera
les rois au jour de sa colère.
Il fera justice parmi les nations,
entassera les ruines
et brisera les têtes
d'un grand nombre sur la terre.
Il boira au torrent en chemin
et repartira la tête haute.
Statue à Saint-Marie de Gimont (32) Statue à la basilique Saint-Remi de Reims (51)
Ecce homo (latin gallican *, partition)
Jn 19, 5&15 – Mc 15, 14 – Mt 27, 22-23
Pilatus – Ecce homo !
– Crucifige eum !
P. – Regem vestrum crucifigam ?
– Tolle ! Crucifige eum !
P. – Quid enim mali fecit ?
– Crucifige eum !
P. – Ecce rex vester !
– Non habemus regem nisi Cæsarem !
P. – Dimittam illum in Pascha ?
– Non hunc sed Barrabam !
P. – Quid faciam de Jesu ?
– Tolle ! Crucifige eum !
Pilate – Voici l'homme !
– Crucifie-le !
P. – Crucifierai-je votre roi ?
– A mort ! Crucifie-le !
P. – Quel mal a-t-il donc fait ?
– Crucifie-le !
P. – Voici votre roi !
– Nous n'avons d'autre roi que César !
P. – Dois-je le relâcher pour Pâques ?
– Non, pas lui mais Barrabas !
P. – Que ferai-je de Jésus ?
– A mort ! Crucifie-le !
Eli ! Eli ! (latin)
Mt 27, 45-46
Et circa horam nonam
Clamavit Jesus
Voce magna dicens :
"Eli ! Eli !
Lamma sabacthani ?"
Et aux environs de trois heures1
Jésus s'écria
D'une voix forte :
« Mon Dieu ! mon Dieu !
Pourquoi m'as-tu abandonné ? »

(1) Il s'agit de la neuvième heure après le lever du soleil (à 6h), soit trois heures de l'après-midi (6+9=15h).

Laudate Dominum (latin)
Laudate Dominum omnes gentes
Laudate eum omnes populi.
Quoniam confirmata est super
Nos misericordia ejus
Et veritas Domini manet in æternum.
Louez le Seigneur toutes les races
Tous les peuples louez-le.
Parce qu'il nous a accordé
Sa miséricorde
Et sa vérité demeure à jamais.
Laudate Dominum (Ps. 150, latin)
Laudate Dominum in sanctis ejus
Laudate eum in firmamento virtutis ejus
Laudate eum in virtutibus ejus
Laudate eum secundum
Multitudinem magnitudinis ejus !
Laudate eum in sono tubæ
Laudate eum in psalterio et cithara


Laudate eum in cymbalis bene sonantibus !

Omnis spiritus laudet Dominum !
Alleluia !
Louez Dieu dans son temple saint,
Louez-le au firmament de sa puissance,
Louez-le pour ses actions éclatantes,
Louez-le en
Toute sa grandeur.
Louez-le en sonnant du cor,
Louez-le sur la harpe et la cithare,
Louez-le par la danse et le tambour,
Louez-le par les cordes et les flûtes,
Louez-le par les cymbales sonores,
Louez-le par les cymbales triomphantes !
Que tout être vivant chante louange au Seigneur !
Alléluia !
Laudate pueri (latin)
Laudate pueri Dominum
laudate nomen Domini.
Sit nomen Domini benedictum
ex hoc nunc et usque in sæculum.
A solis ortusque ad occasum
laudabile nomen Domini.
Excelsus super omnes gentes Dominus
et super cœlos gloria ejus.
Quis sicut Dominus Deus noster
qui in altis habitat
et humilia respicit
in cœlo et in terra ?
Suscitans a terra in opem
et de stercore erigens pauperem.
Ut collocet eum
cum principibus populi sui.
Qui habitare facit sterilem in domo
matrem filiorum lætentem.
Louez le Seigneur, vous ses serviteurs
louez le nom du Seigneur.
Béni soit le nom du Seigneur
maintenant et à jamais.
Du soleil levant au couchant,
que soit loué le nom du Seigneur.
Le Seigneur domine tous les peuples
et sa gloire s'élêve au-dessus des cieux.
Qui est comme le Seigneur
qui habite dans les cieux,
Lui qui se penche vers ce qui est humble
au ciel et sur la terre ?
Il relève le pauvre de la poussière
et arrache l'indigent à son fumier.
Il le fait asseoir
avec les princes de son peuple.
Lui qui fait d'une femme stérile
la mère heureuse de nombreux enfants.
Corramos (espagnol)
1. Corramos corramos
La música suena.
A cantarle al Niño
En la nochebuena.

R./ Venid, venid pastores
Venid a adorar
Al Rey de los cielos
Que ha nacido ya.

2. Corramos corramos
Adorar al Niño.
Llevemosle flores,
Que está en el portal.
1. Accourons accourons
La musique retentit.
Venons chanter pour l'Enfant
En cette nuit de Noël.

R. / Venez, bergers venez
Venez adorer
Le Roi des cieux
Qui vient de naître.

2. Accourons accourons
Adorer l'Enfant.
Portons-lui des fleurs,
Lui qui est dans la crèche.
Il est né le Divin Enfant
Il est né le Divin Enfant
Jouez hautbois, résonnez musettes
Il est né le Divin Enfant
Chantons tous son avènement !

Depuis plus de quatre mille ans
Nous le promettaient les prophètes
Depuis plus de quatre mille ans
Nous attendions cet heureux temps

Ah! qu'il est beau, qu'il est charmant
Ah! que ses grâces sont parfaites
Ah! qu'il est beau, qu'il est charmant
Qu'il est doux ce divin enfant

Une étable est son logement
Un peu de paille est sa couchette
Une étable est son logement
Pour un Dieu quel abaissement

O Jésus, ô roi tout puissant
Tout petit enfant que vous êtes
O Jésus, ô roi tout puissant
Régnez sur nous entièrement
Légende de saint Nicolas (partition)
Ils étaient trois petits enfants 
Qui s'en allaient glaner aux champs.
Tant sont allés,  tant sont venus,
Que sur le soir se sont perdus. 
S'en sont allés chez le boucher : 
« Boucher, voudrais-tu nous loger ?
– Entrez, entrez, petits enfants, 
Y a d'la place assurément. »
Ils n'étaient pas sitôt entrés
Que le boucher les a tués ! 
Les a coupés en p'tits morceaux 
Et puis salés dans un tonneau.

Saint Nicolas au bout d'sept ans 
Vint à passer dedans ce champ.
Alla frapper chez le boucher : 
« Boucher, voudrais-tu me loger ?
– Entrez, entrez, saint Nicolas, 
Y a de la place, il n'en manque pas. »

Il n'était pas sitôt entré 
Qu'il a demandé à souper. 
On lui apporte du jambon.
Il n'en veut pas, il n'est pas bon. 
On lui apporte du rôti.
Il n'en veut pas, il n'est pas cuit.

« Du p'tit salé, je veux avoir 
Qu'il y a sept ans qu'est au saloir. »
Quand le boucher entendit ça, 
Hors de sa porte, il se sauva !
« Petits enfants qui dormez là, 
Je suis le grand saint Nicolas. »

Le grand saint étendit trois doigts, 
Les trois enfants ressuscita.
Le premier dit : « J'ai bien dormi. »
Le second dit : « Et moi aussi. »
A ajouté le plus petit :
« Je croyais être au Paradis ! »
Locus iste (latin)
Locus iste a Deo factus est
inestimabile sacramentum
irreprehensibilis est
Dieu a fait de ce lieu
l'inestimable signe de sa présence,
temple d'infinie sainteté.
La Marseillaise
Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Egorger vos fils et vos compagnes !

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !

Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter !
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !

Quoi ! des cohortes étrangères 
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis) 
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre !

Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Epargnez ces tristes victimes,
A regret s'armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs.
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus. (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre.
La Maisonnette
Noël méridional (1897)
1. Voici la blanche maisonnette
Aux volets gris, au toit pointu,
Par la verdure jusqu'au faîte,
Comme d'un manteau revêtu.

Vers la rivière qui serpente
Le jardin descend doucement ;
Et les grands saules, sur la pente
Trempent dans l'eau leur front dormant.

Le banc du bois sous la charmille
Domine le riant coteau :
L'église du village brille
Au soleil près du vieux château.

R. Salut demeure hospitalière,
Salut bosquets, sentiers ombreux,
Où mon enfance tout entière
A vu couler ses jours heureux !

2. Chaque année, aux feuilles nouvelles,
Je reviens vers les lieux aimés.
Les pervenches sont toujours belles,
Les lilas toujours embaumés.

Et tout me semble me reconnaître,
Me parler des temps d'autrefois.
Chaque fleur, est-ce donc un être
A qui ne manque que la voix ?

Mes regards s'humectent de larmes :
Je pleure et chante tour à tour ;
Mais mon trouble est rempli de charmes
Et mon âme est pleine d'amour !

Poésie d'Edouard Guinand (Paris 1838 - Paris XVI 1909)
Musique de Gaston Salvayre (Toulouse, 1847 - Ramonville-St-Agne 1916)
A Saint-Exupère de Toulouse, pour le 100e anniveraisaire de la mort du compositeur.

Minuit Chrétiens
Minuit, chrétiens, c'est l'heure solennelle
Où l'Homme-Dieu descendit jusqu'à nous,
Pour effacer la tache originelle,
Et de son Père arrêter le courroux.
Le monde entier tressaille d'espérance,
A cette nuit qui lui donne un Sauveur.
Peuple, à genoux, attends ta délivrance
Noël ! Noël ! Voici le Rédempteur.

De notre foi que la lumière ardente
Nous guide tous au berceau de l'Enfant,
Comme autrefois une étoile brillante
Y conduisit les chefs de l'Orient.
Le Roi des rois naît dans une humble crèche :
uissants du jour, fiers de votre grandeur,
A votre orgueil, c'est de là que Dieu prêche.
Courbez vos fronts devant le Rédempteur.

Le Rédempteur a brisé toute entrave,
La Terre est libre et le Ciel est ouvert.
Il voit un frère où n'était qu'un esclave,
L'amour unit ceux qu'enchaînait le fer.
Qui lui dira notre reconnaissance ?
C'est pour nous tous qu'il naît, qu'il souffre et meurt.
Peuple, debout ! Chante ta délivrance.
Noël ! Noël ! Chantons le Rédempteur.
Narodil (tchèque)
Narodil se Kristus Pán,
veselme se,
z růže kvítek vykvet nám,
radujme se.

R./ Z života čistého,
z rodu královského,
nám, nám narodil se.

Jenž prorokován jest,
veselme se,
ten na svět poslán jest,
radujme se.

Člověčenství naše,
veselme se,
ráčil vzít Bůh na sebe,
radujme se.

Goliáš oloupen,
veselme se,
člověk jest vykoupen,
radujme se.
Christ, le Seigneur, est né,
soyons joyeux.
Fleur qui a fleuri d'une rose,
réjouissons-nous.

R./ D'une vierge,
d'une famille royale,
Il nous est né.

Celui qui avait été prophétisé,
soyons joyeux.
Il a été envoyé dans le monde,
réjouissons-nous.

Dieu a daigné,
soyons joyeux,
Prendre notre humanité pour lui-même,
réjouissons-nous.

Goliath est volé,
soyons joyeux.
L'homme est racheté,
réjouissons-nous.
Noël des petits santons
Dans une boîte en carton
Sommeillent les petits santons
Le berger, le rémouleur
Et l'Enfant Jésus rédempteur
Le Ravi qui le suit
Est toujours ravi
Les moutons
En coton
Sont serrés au fond
Un soir alors
Paraît l'étoile d'or
Et tous les petits santons
Quittent la boîte de carton

Naïvement
Dévotement
Ils vont à Dieu
Porter leurs vœux
Et leur chant
Est touchant
Noël ! Noël ! Noël !
Noël joyeux de la Provence

Le berger comme autrefois
Montre le chemin aux trois Rois
Et ces rois ont pour suivants
Des chameaux chargés de présents
Leurs manteaux
Sont très beaux
Dorés au pinceau
Et ils ont
Le menton
Noirci au charbon
De grand matin
J'ai vu passer leur train,
Ils traînaient leurs pauvres pieds
Sur les gros rochers de papiers

Dans l'étable de bois blanc
Il est là le divin enfant
Entre le bœuf au poil roux
Et le petit âne à l'œil doux
Et l'enfant
Vagissant
Murmure en dormant :
« Les jaloux
Sont des fous
Humains, aimez-vous ! »
Mais au matin
Joyeux Noël prend fin
Alors les petits santons
Regagnent la boîte en carton

Naïvement
Dévotement
Ils dormiront
Dans du coton
En rêvant
Du doux chant
Noël ! Noël ! Noël !
Noël joyeux de la Provence

Dormez chers petit santons
Dans votre boîte en carton
Noël ! Noël ! Noël !
Nisi Dominus (Ps. 126, latin)
Nisi Dominus ædificaverit domum
in vanum laboraverunt
qui ædificant eam.
Nisi Dominus custodierit civitatem
frustra vigilat qui custodit eam.
Vanum est vobis
ante lucem surger :
surgite postquam sederitis
qui manducatis panem doloris.
Cum dederit dilectis suis somnum :
ecce hæreditas Domini filii :
merces fructus ventris.
Sicut sagittæ in manu potentis :
ita filii excussorum.
Beatus vir qui implevit
desiderium suum ex ipsis :
non confundetur cum loquetur
inimicis suis in porta.
Si le Seigneur ne bâtit la maison,
c'est en vain que travaillent
ceux qui la bâtissent.
Si le Seigneur ne garde la cité,
c'est en vain que le gardien veille.
C'est en vain que vous
vous levez avant le jour :
levez-vous après avoir pris votre repos,
vous qui mangez le pain de la douleur.
Car Dieu donne le sommeil à ses bien-aimés.
Des fils sont un héritage du Seigneur,
la postérité est une récompense.
Comme les flèches dans la main d'un guerrier,
ainsi sont les enfants des persécutés.
Heureux l'homme dont les nombreux enfants
comblent les vœux ;
il ne sera pas confondu quand il répondra
à ses ennemis à la porte de la ville.
O magnum mysterium (latin)
O magnum mysterium
et admirabile sacramentum
ut animalia viderent
Dominum natum
jacentem in præsepio.
O beata Virgo
cujus viscera
meruerunt portare
Dominum Jesum Christum.
Alleluia.
O grand mystère
et sacrement admirable
que les animaux aient vu
le Seigneur en sa naissance
gisant dans une crèche.
Bienheureuse Vierge
de qui les entrailles
ont mérité de porter
le Seigneur Jésus Christ.
Alléluia.
O Sainte Croix (légende de saint Christophe)
O sainte croix, toi notre unique espérance,
en ces temps de persécution,
donne-nous ta grâce immortelle,
et garde-nous des pièges et des ruses du Méchant.

O Trinité, fontaine salutaire,
l'univers célèbre ta majesté.
De ta croix chantons la victoire ;
par elle, donne-nous la vie éternelle, et le saint Amour.
O Salutaris Hostia
O Salutaris Hostia,
Quæ cœli pandis ostium :
Bella premunt hostilia,
Da robur, fer auxilium.

Uni trinoque Domino
Sit sempiterna gloria ;
Qui vitam sine termino
Nobis donet in patria.
Amen.
O Salutaire Hostie, adorable Victime,
Qui nous ouvres le Ciel à tous,
D'un puissant ennemi l'insulte nous opprime :
Sois notre force et défends-nous.

Gloire soit à jamais à l'Etre inconcevable
De la Sainte Unité des Trois,
Dont la bonté nous donne un règne interminable
En la patrie où tous sont rois !
Amen.                                               (P. Corneille)
Pange lingua (latin)
Pange, lingua gloriosi
Corporis mysterium
Sanguinisque pretiosi,
Quem in mundi pretium
Fructus ventris generosi
Rex effudit gentium.

Nobis datus, nobis datus
Ex intacta Virgine
Et in mundo conversatus
Sparso verbi semine
Sui moras incolatus
Miro clausit ordine.

In supremæ nocte cenæ
Recumbens cum fratribus
Cibis in legalibus
Cibum turbæ duodenæ
Se dat suis minibus.

Verbum caro panem verum
Verbo carnem efficit,
Fitque sanguis Christi merum,
Et, si sensus deficit,
Ad firmandum cor sincerum
Sola fides sufficit.
Chante, ô ma langue,
Le mystère de ce corps très glorieux
Et de ce sang si précieux
Que le Roi des nations,
Issu d'une noble lignée,
Versa pour le prix de ce monde.

Fils d'une mère toujours vierge,
Né pour nous, à nous donné,
Et de ce monde ayant vécu,
Verbe en semence semé,
Il conclut son temps d'ici-bas
Par une action incomparable.

La nuit de la dernière cène,
Ayant pleinement observé
La Pâque selon la loi,
De ses propres mains, il s'offrit
En nourriture aux douze Apôtres.

Le Verbe fait chair, par son verbe,
Fait de sa chair le vrai pain ;
Le sang du Christ devient boisson
Nos sens étant limités
C'est la foi seule qui suffit pour affermir
Les cœurs sincères.
Panis angelicus (latin)
Panis angelicus
fit panis hominum
dat panis caelicus
figuris terminum.
O res mirabilis :
manducat Dominum
pauper, servus
et humilis.
Le pain des anges
devient le pain des hommes,
le pain du ciel
met fin à toute autre image.
O prodige,
le Seigneur se fait la nourriture
du pauvre, de l'esclave,
de l'humble créature.
Pater noster (latin)
Pater noster
qui es in cælis
sanctificetur nomen tuum
adveniat regnum tuum
fiat voluntas tua
sicut in cœlo et in terra.
Panem nostrum quotidianum
da nobis hodie
et dimitte nobis debita nostra
sicut et nos dimittimus
debitoribus nostris.
Et ne nos inducas
in tentationem
sed libera nos a malo.
Notre père
qui es aux cieux,
que ton Nom soit sanctifié
que ton règne vienne
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui
notre pain quotidien,
pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons
à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas
à la tentation
mais délivre-nous du mal.
Prière des frères Moraves
L'ombre vient, le jour qui meurt, au monde dire adieu
En voulant prier, le cœur sera plus près de Dieu
Dans l'église vaste et sombre, quand la terre dort
Nous voulons prier dans l'ombre Dieu qui veille encor
O mon Dieu ! Prends pitié de nous !
Nous tombons à genoux.
O Seigneur, Tu vois Tes fils qui tombent à genoux
Trop souvent, ils T'ont peiné ; désarme Ton courroux
Vois leurs maux et vois leurs peines, Dieu de tout pardon
Ils ont éprouvé Ta crainte, montre-Toi très bon
O mon Dieu ! Prends pitié de nous !
Nous tombons à genoux.
Pueri concinite (latin)
Pueri concinite
nato regi psallite !
Voce pia dicite :
"Apparuit quem genuit Maria !"
Sunt impleta
Quem predixit Gabriel
Eja ! Virgo Deum genuit
quem divina voluit clementia.
Hodie apparuit in Israel.
Ex Maria virgine
natus est Rex
alleluia !
Enfants, chantez ensemble,
jouez pour le roi qui vient de naître !
Dites avec vos voix tendres :
« Il est apparu Celui que Marie a engendré ! »
Les paroles de l'ange Gabriel
se sont réalisées.
Ah ! la Vierge a donné naissance au Dieu
et sa divine douceur L'a accepté.
Aujourd'hui, Il est apparu en Israël.
De la Vierge Marie
est né un roi,
alléluia !
Requiem (latin)
(Intr.) Requiem in æternam
dona eis Domine
et lux perpetua
luceat eis.
(Ps.) Te decet hymnus
Deus in Sion
et tibi reddetur
votum in Jerusalem.
Exaudi orationem meam
ad te omnis caro veniet.
Requiem.
V/. In memoria æterna
erit justus
ab auditione mala
non timebit.
(Trait.) Absolve Domine animas
omnium fidelium defunctorum
ab omni vinculo delictorum.
Et gratia tua illis succurrente
mereantur
evadere judicium ultionis.
Et lucis æternæ
beatitudine perfrui.
(Séq.) 1. Dies iræ
dies illa solvet sæclum in favilla
teste David cum Sybilla.
2. Quantus tremor est futurus
quando judex est venturus
cuncta stricte discussurus !
3. Tuba mirum spargens sonum
per sepulcra regionum
coget omnes ante thronum.
4. Mors stupebit et natura
cum resurget creatura
judicanti responsura.
5. Liber scriptus proferetur
in quo totum continetur
unde mundus judicetur.
6. Judex ergo cum sedebit
quidquid latet apparebit
nil inultum remanebit.
7. Quid sum miser tunc dicturus ?
Quem patronum rogaturus ?
Cum vix justus sit securus.
8. Rex tremendæ majestatis
qui salvandos salvas gratis
salva me fons pietatis.
9. Recordare Jesu pie
quod sum causa tuæ viæ
ne me perdas illa die.
10. Quærens me sedisti lassus
redemisti crucem passus
tantus labor non sit cassus.
11. Juste judex ultionis
donum fac remissionis
ante diem rationis.
12. Ingemisco tamquam reus
culpa rubet vultus meus
supplicanti parce Deus.
13. Qui Mariam absolvisti
et latronem exaudisti
mihi quoque spem dedisti.
14. Preces meæ non sunt dignæ
sed tu bonus fac benigne
ne perenni cremer igne.
15. Inter oves locum præsta
et ab hædis me sequestra
statuens in parte dextra.
16. Confutatis maledictis
flammis acribus addictis
voca me cum benedictis.
17. Oro supplex et acclinis
cor contritum quasi cinis
gere curam mei finis.
18. Lacrimosa dies illa,
qua resurget ex favilla
judicandus homo reus
huic ergo parce Deus.
19. Pie Jesu Domine
dona eis requiem.
Amen.
(Offert.) Domine Jesu Christe
Rex gloriæ
libera animas
omnium fidelium defunctorum
de pænis inferni
et de profundo lacu
libera eas de ore leonis
ne absorbeat eas tartarus
ne cadant in obscurum
sed signifer
sanctus Michael
repræsentet eas in lucem sanctam
quam olim Abrahæ promisisti
et semini ejus.
V/. Hostias et preces tibi Domine
laudis offerimus
tu suscipe pro animabus illis
quarum hodie memoriam facimus
fac eas Domine de morte
transire ad vitam.
Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus
Deus Sabaoth.
Pleni sunt cæli et terra
gloria tua.
Hosanna in excelsis.
Benedictus qui venit
in nomine Domini.
Hosanna in excelsis.
Agnus Dei
qui tollis peccata mundi
miserere nobis.
Agnus Dei
qui tollis peccata mundi
dona eis requiem sempiternam.
Lux æterna luceat
eis Domine
cum sanctis tuis in æternum
quia pius es.
V/. Requiem in æternam
dona eis Domine
et lux perpetua
luceat eis.
Requiescant in pace.
R/. Amen.
(Rép.) Libera me Domine
de morte æterna
in die illa tremenda
quando cæli movendi sunt et terra.
† Dum veneris judicare
sæculum per ignem.
V/. Tremens factus sum ego
et timeo
dum discussio venerit
atque ventura ira.
V/. Dies illa dies iræ
calamitatis et miseriæ
dies magna et amara valde.
V/. Requiem in æternam
dona eis Domine
et lux perpetua
luceat eis.
1. In paradisum deducant Angeli
in tuo adventu
suscipiant te Martyres
et perducant te
in civitatem sanctam Jerusalem.
Chorus Angelorum te suscipiat
et cum Lazaro quondam paupere
æternam habeas requiem.
2. Ego sum resurrectio et vita
qui credit in me
etiam si mortuus fuerit, vivet
et omnis qui vivit et credit in me
non morietur in æternum.
Donne-leur, Seigneur,
le repos éternel,
et que la lumière sans fin
luise pour eux.
L'hymne de louange t'es due,
ô Dieu, dans Sion ;
on accomplira dans Jérusalem
les vœux qu'on t'a faits.
Exauce ma prière,
ô toi, vers qui viennent tous les hommes.
Donne-leur.
Le juste laissera
une mémoire éternelle,
il ne sera pas effrayé
par une nouvelle funeste.
Délivre, Seigneur, les âmes
de tous les fidèles défunts
de tout lien de péché.
Et que, secourus par ta grâce,
ils méritent, Seigneur,
d'éviter l'arrêt de ta justice
et de goûter les joies
de l'éternelle lumière.
Ce sera le jour de la colère,
le jour qui réduira le monde en cendres :
David et la Sibylle nous l'affirment.
Combien grand sera l'effroi,
quand le Juge se présentera
pour tout scruter avec rigueur !
Le son éclatant de la trompette,
retentissant jusque dans les tombeaux,
rassemblera tous les hommes devant le trône.
La nature et la mort seront dans la stupeur
quand la créature ressuscitera
pour répondre à son Juge.
On produira le livre
dont les pages renferment tout l'objet
du jugement du monde.
Quand donc siégera le Juge,
tout ce qui était caché sera dévoilé,
rien ne demeurera impuni.
Malheureux ! que dirai-je ?
quel protecteur invoquerai-je,
quand à peine le juste sera rassuré ?
O Roi, ô Majesté redoutable,
qui sauve gratuitement les prédestinés,
sauve-moi, source de bonté.
Souviens-toi, miséricordieux Jésus,
que je suis la cause de ta venue ;
ne me perds pas en ce jour.
Tu t'es assis de fatigue à ma recherche,
tu m'as racheté par le supplice de la Croix :
que tant de peine ne soit point inutile.
Juge qui punis justement,
remets ma dette
avant le jour des comptes.
Je gémis comme un coupable ;
la faute couvre mon visage de confusion ;
ô Dieu, pardonne à celui qui te supplie.
Tu as absous Madeleine ;
tu as exaucé le larron ;
tu m'as donné à moi-même l'espérance.
Mes prières ne sont pas dignes ;
mais, toi si bon, fais, par ta bonté,
que je ne brûle point dans le feu éternel.
Mets-moi parmi tes brebis
et sépare-moi des boucs
en me plaçant à ta droite.
Quand les maudits couverts de confusion
seront voués aux flammes vengeresses,
appelle-moi avec les bénis.
Suppliant et prosterné,
le cœur broyé comme la cendre,
je t'en conjure, protège mon heure dernière.
Jour de larmes,
où l'homme coupable renaîtra
de sa cendre pour être jugé :
pardonne-lui, ô Dieu !
Miséricordieux Jésus,
donne-leur le repos.
Ainsi soit-il.
Seigneur Jésus-Christ,
Roi de gloire,
délivre les âmes
de tous les fidèles défunts
des peines de l'enfer
et du lac profond ;
délivre-les des dents du lion ;
que l'abîme ne les engloutisse pas
et qu'elles ne tombent pas dans les ténèbres,
mais que saint Michel
qui porte l'étendard divin
les conduise dans la sainte lumière,
qu'autrefois tu as promise à Abraham
et à sa postérité.
Nous t'offrons, Seigneur, des sacrifices
et des prières de louanges :
reçois-les pour les âmes
dont nous faisons aujourd'hui la mémoire
et fais-les passer, Seigneur,
de la mort à la vie.
Saint, saint, saint le Seigneur,
Dieu de Sabat.
Le ciel et la terre
sont remplis de ta gloire.
Hosanna ! au plus haut des cieux.
Béni soit celui qui vient
au nom du Seigneur.
Hosanna ! au plus haut des cieux.
Agneau de Dieu
qui enlèves les péchés du monde,
prends pitié de nous.
Agneau de Dieu
qui enlèves les péchés du monde,
donne-leur le repos éternel.
Que la lumière sans fin luise
pour eux, Seigneur,
avec tes saints à jamais,
car tu es bon.
Donne-leur, Seigneur,
le repos éternel,
et que la lumière sans fin
luise pour eux.
Qu'ils reposent en paix.
Ainsi soit-il.
Délivre-moi, Seigneur,
de la mort éternelle
en ce jour redoutable :
quand les cieux et la terre trembleront,
lorsque tu viendras juger
le monde par le feu.
La crainte me saisit,
je frémis d'effroi
dans l'attente du bouleversement
et de la colère à venir.
Ce jour-là, jour de colère,
de calamité et de misère ;
jour grand et plein d'amertume !
Donne-leur, Seigneur,
le repos éternel,
et que la lumière sans fin
luise pour eux.
Que les Anges vous conduisent en paradis ;
qu'à votre arrivée,
les Martyrs vous reçoivent
et vous introduisent
dans la cité sainte de Jérusalem.
Que le chœur des Anges vous accueille
et qu'avec Lazare, pauvre autrefois,
vous ayez le repos éternel.
Je suis la résurrection et la vie :
celui qui croit en moi,
fût-il mort, vivra ;
et celui qui vit et croit en moi
ne mourra pas pour toujours.
S'nami Bog (russe)
S'nami Bog.
Razouméitié iazytzy,
i pocariaïtiésia
iaco s'nami Bog.
Dieu est avec nous.
Entendez, peuples,
et soumettez-vous
car Dieu est avec nous.
Regina cæli (latin)
Regina cæli lætare alleluia
Quia quem meruisti portare
alleluia
Resurrexit sicut dixit alleluia
Ora pro nobis Deum alleluia.
Reine du ciel, réjouissez-vous, alléluia !
Car celui que vous avez mérité de porter,
alléluia !
Est ressuscité comme il l'a dit, alléluia !
Priez Dieu pour nous, alléluia !
Sakoura (japonais)
Sakoura yaoino sorawa.
Miwatasô kaguiri.
Nioi izo izoro.
Izaya ! Mini yôkan'.
Katsumi ka kumo ka ?
Saita sakoura hana mite
Modohoshi no wa,
Momidgi kara saki
No matsu toki wa toki wa izayôkan'.
Sakoura tatsu yo na momidgi.
Amatsou toki wa toki wa izayôkan'.
Cerisiers sous le ciel bleu.
On les regarde sans fin.
Ils se détachent sur le ciel.
Réjouissons-nous ! Allons les voir.
Est-ce une brume, un brouillard ?
En allant voir les fleurs des cerisiers éclos,
Quand on s'en retourne,
On se souvient
De ces temps de fête qui nous réjouissent.
Cerisiers, vous êtes un vrai spectacle.
Au moment de la fête, vous nous réjouissez.
Salve Regina (latin)
Salve Regina mater misericordiæ
Vita dulcedo
et spes nostra salve.
Ad te clamamus exules filii Hevæ.
Ad te suspiramus
gementes et flentes
in hac lacrymarum valle.
Eia ergo advocata nostra
illos tuos misericordes oculos
ad nos converte.
Et Jesum benedictum
fructum ventris tui
nobis post hoc exsilium ostende.
O clemens o pia o dulcis Virgo Maria.
Salut, ô Reine, mère de miséricorde :
notre vie, notre douceur,
notre espérance, salut !
Vers toi nous crions, exilés, fils d'Eve.
Vers toi nous soupirons,
gémissant et pleurant
dans cette vallée de larmes.
Oh ! toi, notre avocate,
tourne vers nous
tes yeux miséricordieux.
Et Jésus, le fruit
béni de tes entrailles,
quand prendra fin cet exil, montre-le nous !
O clémente, ô tendre, ô douce Vierge Marie.
Sicut cervus (latin)
Sicut cervus desiderat ad fontes aquarum
Ita desiderat anima mea ad te, Deus.
Comme le cerf aspire après l'eau vive,
Ainsi mon âme aspire après le Seigneur.
Détail du vitrail de la Trinité à Notre-Dame-la-Daurade de Toulouse
Signore delle cime (italien)
Dio del cielo, Signore delle cime,
Un nostro amico hai chiesto alla montagna.
Ma, ti preghiamo,
Su nel paradiso
Lascialo andare
Per le tue montagne.

Santa Maria, Signora della neve,
Copri col bianco, soffice mantello
Il nostro amico, il nostro fratello.
Su nel paradiso
Lascialo andare 
Per le tue montagne.	
Dieu du ciel, Seigneur des cîmes, 
Tu as appelé un de nos amis. 
Mais nous te prions :
Là-haut, au Paradis,
Laisse-le cheminer
A travers tes montagnes.

Sainte Marie, Notre-Dame des neiges, 
Recouvre de ton manteau moelleux et blanc 
Notre ami, notre frère. 
Là-haut, au Paradis,
laisse-le cheminer 
A travers tes montagnes.
Soyez dans la paix
Soyez dans la paix
Toutes les nations
Je vous rassemblerai du bout du monde
Et que dans la foi
Votre unité
Allume au cœur des hommes l'Espérance
Tantum ergo (latin)
Tantum ergo Sacramentum,
Veneremur cernui ;
Et antiquum documentum
Novo cedat ritui :
Præstet fides supplementum
Sensuum defectui.

Genitori, Genitoque,
Laus et jubilatio !
Salus, honor, virtus quoque.
Sit et benedictio :
Procedenti ab utroque
Compar sit laudatio.
Amen.
Un si auguste sacrement,
Adorons-le prosternés ;
Que les antiques dévotions
Fassent place au nouveau rite :
Que la foi de nos cœurs supplée
Aux faiblesses de nos sens.

Au Père et à son Fils unique,
Louange et vibrant triomphe !
Gloire, honneur et toute-puissance.
Bénissons-les à jamais :
A l'Esprit procédant des deux,
Egale adoration.
Ainsi soit-il.
Tiébié païom (russe)
Tebe poem,
Tebe blago slovim,
Tebe blago darim Gospodi.
I malim tisja Boženaš.
Tiébié païom,
Tiébié blago slovim,
Tiébié blago darim Gospodi.
I molim tissia bogénach'.
Nous te chantons,
Nous te bénissons,
Nous te remercions Seigneur.
Nous te supplions, ô Dieu.
Tollite hostias (Ps. 95, latin)
Tollite hostias
et adorate Dominum
in atrio sancto ejus.
Lætentur coeli
et exsultet terra
a facie Domini
quoniam venit.
Prenez vos offrandes
et adorez le Seigneur
dans son sanctuaire.
Que les cieux se réjouissent
et qu'exulte la Terre
devant la face du Seigneur
car il vient.
Ubi caritas (latin)
Ubi caritas et amor, Deus ibi est.

Congregavit nos in unum Christi amor.
Exsultemus, et in ipso jucundemur.
Timeamus, et amemus Deum vivum.
Et ex corde diligamus nos sincero.

Simul ergo cum in unum congregamur :
Ne nos mente dividamur, caveamus.
Cessent jurgia maligna, cessent lites.
Et in medio nostri sit Christus Deus.

Simul quoque cum beatis videamus
Glorianter vultum tuum, Christe Deus,
Gaudium quod est immensum, atque probum :
Sæcula per infinita sæculorum.
Amen.
Où sont l'amour et la charité, là est Dieu.

L'amour du Christ nous a réunis ensemble.
Tressaillons et réjouissons-nous en lui.
Craignons et aimons le Dieu vivant.
Et aimons-nous d'un cœur sincère.

Ne formons donc tous qu'un seul corps :
Ne soyons pas divisés de cœur, prenons garde.
Cessent les querelles méchantes, cessent les disputes.
Et que le Christ soit au milieu de nous.

Qu'avec les bienheureux, nous voyions
Votre glorieux visage, ô Christ Dieu,
Joie immense et divine;
Pendant la durée infinie des siècles.
Ainsi soit-il.
Veni Creator (latin)
Veni Creator Spiritus
Mentes tuorum visita
Imple superna gratia
Quæ ti creasti pectora.

Qui diceris Paraclitus
Altissimi donum Dei
Fons vivus ignis caritas
Et spiritalis unctio.

Tu septiformis munere
Digitus paternæ dexteræ
Tu rite promissum Patris
Sermone ditans guttura.

Accende lumen sensibus
Infunde amorem cordibus
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.

Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus
Ductore sic te prævio
Vitemus omne noxium.

Per te sciamus da Patrem
Noscamus atque Filium
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.

Deo Patri sit Gloria
Et Filio qui a mortuis
Surrexit ac Paraclito
In sæculorum sæcula. Amen.
Viens, Esprit Créateur,
Visite l'âme de tes fidèles
Emplis de la grâce d'En-Haut
Les cœurs que tu as créés.

Toi qu'on nomme le Conseiller,
Toi, le don du Dieu très-haut,
Source vive, feu, charité,
Invisible consécration.

Tu es l'Esprit aux sept dons,
Le doigt de la droite du Père,
L'Esprit de vérité promis,
Toi qui inspire nos paroles.

Enflamme-nous de ta lumière,
Emplis nos cœurs de ton amour,
Affermis toujours de ta force
La faiblesse de notre corps.

Repousse l'ennemi au loin,
Donne-nous ta paix sans retard,
Sous ta conduite et ton conseil
Nous éviterons toute erreur.

Fais-nous connaître Dieu le Père,
Révèle-nous le Fils,
Et toi, leur commun Esprit,
Fais-nous toujours croire en Toi.

Gloire à Dieu le Père,
Au Fils ressuscité d'entre
les morts, à l'Esprit Saint,
Pour les siècles des siècles. Amen.
Vinea mea electa (latin)
Vinea mea electa
ego te plantavi :
quomodo conversa es
in amaritudinem
ut me crucifigeres
et Barrabam dimitteres ?
Sepivi te
et lapides elegi ex te
et ædificavit turrim.
O ma vigne que j'ai choisie,
je t'ai plantée moi-même :
comment t'es-tu transformée
pour donner des fruits amers
au point de me crucifier
et de libérer Barrabas ?
Je t'ai protégée d'une haie
et débarrassée de tes pierres
et j'ai construit une tour pour ta défense.
Deep River (anglais)
Deep River,
my home is over Jord'n;
Oh deep river Lord,
I want to cross over
into camp ground.
Oh don't you want to go
to that gospel feast,
that promised land
where all is peace?
Fleuve profond,
ma demeure est au delà du Jourdain ;
O fleuve profond, Seigneur,
je veux le traverser
et arriver au campement.
O ne veux-tu pas rejoindre
cette fête de l'Evangile,
cette terre promise
où règne la paix ?
Ipharadisi
Ipharadisi, ikhaya labafile
Kulapho sophumla khona.
Iparadissi, où tous les morts vivent.
Puissions-nous les y rejoindre tous un jour.
Jacob's Ladder (anglais)
We are climbing Jacob's ladder
Soldiers of the Cross

Every round goes higher

Sinner, do you love your Jesus?

If you love Him, why not serve Him?
Nous montons à l'échelle de Jacob
Soldats de la Croix

Chacun monte toujours plus haut

Pêcheur, aimes-tu Jésus ?

Si tu L'aimes, pourquoi ne Le sers-tu pas ?
Soon-a Will Be Done (anglais)
Soon-a will be done
with the troubles of the world,
goin' home to live with God.

No more weeping and awailing...

I wan't meet my mother...

I wan't meet my Jesus...
Je laisserai bientôt derrière moi
les peines de ce monde,
Je rejoins le bon Dieu chez lui.

Finis les pleurs et les lamentations...

Je veux retrouver ma mère...

Je veux retrouver mon Jésus...
A la claire fontaine (partition)
A la claire fontaine m'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si claire que je m'y suis baigné

Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai

Sous les feuilles d'un chêne, je me suis fait sécher
Sur la plus haute branche, un rossignol chantait

Chante, rossignol chante, toi qui as le cœur gai
Tu as le cœur à rire, moi je l'ai à pleurer

J'ai perdu mon amie sans l'avoir mérité
Pour un bouquet de roses que je lui refusai

Je voudrais que la rose fût encore au rosier
Et que ma douce amie fût encore à m'aimer
The National Anthem (anglais)
O say can you see
By the dawn's early light
What so proudly we hailed
At the twilight's last gleaming
Whose broad stripes and bright stars
Through the perilous fight
O'er the ramparts we watched
Were so gallantly streaming?
And the rockets' red glare
The bombs bursting in air
Gave proof through the night
That our flag was still there
O say does that star-spangled
Banner yet wave
O'er the land of the free
And the home of the brave?
O thus be it ever
When freemen shall stand
Between their loved homes
And the war's desolation!
Blest with vict'ry and peace
May the heav'n-rescued land
Praise the Power that hath made
And preserved us a nation!
Then conquer we must
When our cause it is just
And this be our motto
"In God is our trust."
And the star-spangled banner
In triumph shall wave
O'er the land of the free
And the home of the brave!
Oh ! Peux-tu voir
Dans la clarté du matin
Celui que nous avons si fièrement salué
A l'extrême lueur du crépuscule
Dont les larges bandes et les brillantes étoiles
Au travers du combat périlleux
Sur les remparts que nous regardions
Flottaient si galamment ?
Et l'éclat rouge des fusées
Les bombes éclatant dans les airs
Nous prouvérent dans la nuit
La présence de notre étendard
Oh ! Notre bannière étoilée
Flotte-t-elle encore
Sur la terre de la liberté
Et la patrie des braves ?
Oh ! Qu'il en soit ainsi
Tant que l'homme libre vivra
Entre son foyer
Et la désolation de la guerre !
Béni par la victoire et la paix
Que la pays sauvé par le ciel
Célébre le Pouvoir qui a su nous donner
Et préserver une nation !
Ainsi nous devons conquérir
Pour une juste cause
Et que notre devise soit
« En Dieu est notre espoir ».
Et la bannière étoilée
En triomphe flottera
Sur la terre de la liberté
Et la patrie des braves !
¡ Ay ! linda amiga (espagnol)
¡ Ay ! linda amiga
Que no vuelvo a ver te,
Cuerpo garrido
Que me lleva la muerte.

No hay amor sin pena
Pena sin dolor
Ni dolor tan agudo
Como el del amor.

Levanté mi madre
Al salir el sol
Fuí por los campos verdes
A buscar mi amor.
Ma douce amie
O déjà si lointaine
Corps élégant
Qui me fait mourir d'amour.

Pas d'amour sans peine,
Peine sans douleur,
Ni douleur aussi vive
Que douleur d'amour.
Me levai ma mère
Dès le point du jour
J'allai par la campagne
Chercher mon amour.
Bahay Kubo (tagalog)
Bahay Kubo
kahima't munti. 
Ang halaman doon
ay sari-sari ;
Singkamas at la long,
si garillas, mani,
[seguidillas ?] Sitao,
batao, patani.

Kundol patola,
upo't kalabasa.
At saka mayroon pang
labanos, mustasa ;
Sibuyas, kamatis
baoang at luya,
Sa palibo't
ay puro linga.
My nipa hut
even little (is
surrounded) by plants
of different kinds ;
Filipino vegetables
turnips and eggplants
spinach and peanut
string beans,
batao, lima beans.

Plenty of lady guards,
battle guards and squashes.
There are also radishes,
mustashes ;
onions, tomatoes,
garlic and gingers
and everywhere
has bread spices.
Ma hutte
même petite (est
entourée) de plantes
de toutes sortes ;
navets et aubergines
épinards et arachide
haricots verts,
batao, haricots de lima.

Beaucoup de poireaux,
betteraves et courges.
Il y a aussi des radis,
de la moutarde ;
des oignons, des tomates,
de l'ail et du gingembre
et partout
des pains d'épices.

Cette traduction du tagalog (nom de la langue aux Philippines) nous a été donnée en anglais par une Philippine : « C'est une chanson des fermiers indigènes philippins. Cette chanson est enseignée dans les écoles maternelles. Ne soyez pas surpris si la chanson parle de leur quotidien. Elle est très appréciée ici des tout-petits. »

It is the native song of the Filipino people especially the farmers. This song is also being taught in the school during the pre-school years. You might be surprised that the content of the song is in their day to day life. This song is much appreciated here by little children.

Une Bahay Kubo ! Voici la définition du titre en anglais :
BAHAY KUBO – n. nipa hut; a native Filipino dwelling house which is usually made from bamboos for structure and nipa leaves for roofing. The bahay kubo is very airy, and provides a cool shelter even under the hot climate.

Partition de Bahay Kubo transcrite en 1964 Une maison philippine indigène habituellement faite de bambous avec une toiture en feuilles de nipa. La Bahay Kubo est très bien aérée et procure un abri frais même au plus chaud du climat.

Bahay Kubo est un terme largement utilisé pour symboliser les Philippines à travers le monde. Il suffit de taper ces deux mots dans un moteur de recherche pour s'en convaincre...

Ci-contre, une partition récupérée en 1964 grâce à une Philippine de 22 ans vivant en Californie. Sa sœur, professeur de musique et auteur de la transcription, lui avait apprise en 1948 quand elle avait six ans, à Ilocos Norte.

 

El Rossinyol (catalan)
Rossinyol, que vas a França, rossinyol
Encomana'm ala mare, rossinyol,
D'un bell boscatge, rossinyol, D'un vol.

2. Encomana'm ala mare, rossinyol,
I a mon pare no pas gaire, rossinyol...

3. I a mon pare no pas gaire, rossinyol,
Perquè m'ha mal marida, rossinyol...

4. Perquè m'ha mal marida, rossinyol,
A un pastor me n'ha donada, rossinyol...

5. A un pastor me n'ha donada, rossinyol 
Que em fa guardar la ramada, rossinyol...

6. I n'he perdut l'esquellada, rossinyol, 
El vaquer me l'ha trepada, rossinyol...

7. — Vaquer, torna-me la cabra, rossinyol, 
— Què me doneràs per paga ? rossinyol,

8. — Un petó i una abraçada, rossinyol, 
— I què més, nina estimada ? rossinyol...

9. Això, són coses de mainatges, rossinyol, 
Quan tenen pa, volen formatge, rossinyol...
Rossignol, qui vas en France, rossignol, 
Porte de mes nouvelles à ma mère, rossignol 
Du joli bocage, rossignol, d'une volée.

Porte de mes nouvelles à ma mère,
Mais non pas à mon père.


Parce qu'il m'a mal mariée : 


A un pasteur il m'a donnée,


Qui me fait garder le troupeau.

J'ai perdu la bête aux sonnailles. 
Le vacher me l'a rattrapée.

— Vacher rends-moi la chèvre.
— Que me donneras-tu en paiement ?

— Un baiser et une embrassade. 
— Et quoi d’autre, belle enfant ?

Ce sont là récompenses d'enfants.
Quand ils ont du pain, ils veulent du fromage.
Lascia ch'io pianga (italien)
Lascia ch'io pianga
mia cruda sorte,
e che sospiri
la libertà.

Il duol infranga
queste ritorte
de' miei martiri,
sol per pietà.
Laissez-moi pleurer
sur mon sort si cruel
et soupirer
après la liberté.

Puisse le chagrin
briser les chaînes
de ma souffrance,
ne serait-ce que par pitié.
Rinaldo (Geroges Frédéric Haendel, 1711) Acte 2, air d'Almirena
La Nuit
O nuit ! viens apporter à la Terre
le calme enchantement de ton mystère.
L'ombre qui l'escorte est si douce !
Si doux est le concert
de tes voix chantant l'espérance !
Si grand est ton pouvoir,
transformant tout en rêve heureux !

O nuit ! ô laisse encore à la Terre
le calme enchantement de ton mystère.
L'ombre qui t'escorte est si douce !
Est-il une beauté
aussi belle que le rêve ?
Est-il de vérité
plus douce que l'espérance ?

Adaptation chorale
Rendons un éternel hommage
A la divinité qui règne sur nos cœurs.
Mais pour mériter ses faveurs
N'offrons à ses autels 
Que des cœurs sans partage.
N'offrons à ses autels 
Que des cœurs sans partage.


Hippolyte et Aricie (Jean-Philippe Rameau, 1733)
Acte 1, scène 3, Chœur des Prêtresses reprenant le 2e air de la Grande Prêtresse
Ombra mai fù (italien)
Ombra mai fù
Di vegetabile
Cara ed amabile
Soave più.
Jamais il n'y eut
L'ombre d'une plante
Si chère et aimable
Ou si douce.
Serse (Georges Frédéric Haendel, 1738)
Acte 1, scène 1, air de Serse
Sakura (japonais)
Sakura ! Sakura !
Yayoi no sora wa
Miwatasu kagiri
Kasumi ka kumo ka
Nioi zo izuru.
Iza ya ! Iza ya !
Mi ni yukan.

Saita sakura
Hanamite modoro,
Yoshino wa sakura,
Tatsuta wa momigi,
Karasaki no matsou.
Toki wa ! Toki wa !
Iza youkan.
Fleurs ! Fleurs !
Dans le ciel d'avril 
A perte de vue 
Elles ressemblent à la brume ou à des nuages 
Qui fleurissent en embaumant. 
Allons-y ! Allons-y ! 
Allons les voir ! 

Après avoir contemplé les fleurs écloses, 
Rentrons chez nous, 
A Yoshino et ses cerisiers, 
A Tatsuta et ses érables, 
A Karasaki et ses pins. 
Pour l'éternité ! Pour l'éternité ! 
Allons voir !
Se canta (occitan)
Se canta, que cante,
canta pas per io,
canta per ma mía,
qu'es al luenh de io.

Dejós ma finèstra
ia un auselon,
tota la nueit canta,
canta sa canson.

Aquelas montanhas
que tant hautas son,
m'empachan de véser
mas amors ont son.

Baissatz-vos montanhas,
planas aussatz-vos,
per que posca véser
mas amors ont son.

Aquelos montanhas
tant s'abaissaràn,
e mas amoretas
se raprocharan.
S'il chante, qu'il chante,
chante pas pour moi,
chante pour ma mie,
qui est loin de moi.

Dessous ma fenêtre,
il y a un oisillon,
toute la nuit chante,
chante sa chanson.

Ces montagnes
qui sont si hautes,
m'empêchent de voir
mes belles amours.

Baissez-vous montagnes,
plaines réhaussez-vous,
pour que je puisse voir
mes belles amours.

Ces montagnes
s'abaisseront
et mes amourettes
se rapprocheront.

Prononciation de l'occitan : les 'o' non accentués se prononcent 'ou', les 'a' finaux se prononcent 'o'.

Teče voda teče (tchèque)
Teče voda, teče
Cez Velecký majír.
Nehal si ma, nehal,
Starodávny frajír.
L'eau coule, coule,
Tout doucement s'en va.
Toi qui m'abandonnas,
Jamais tu ne reviendras.
Ti Zwazo (créole haïtien, Oswald Durand 1883)
Ti zwazo nan bwa ki ta pé kouté'm
Lè mwen sonjé sa,
Mwen genyen lapenn
Ka dépi jou sa,
Deu pyé mwen dan chenn.

Dèyè on gwo touf pengwen,
Lòt jou'm rankontré Choucoun,
Il souri lè li vwè mwen,
Mwen di : "Syèlla! la bèl moun!"
Li di'm : "Li touvé sa chè?".

Choucoun sé on marabou,
Jyéli kléré kom chandèl,
Li gen ti tété doubout
Ay si Choucoun té fidèl,
A jan mwen ta rémé li.
Les petits oiseaux nous écoutaient
Lorsque j'y pense,
J'éprouve de la peine
Car depuis ce jour-là,
J'ai les pieds et poings liés.
 
Derrière une grosse touffe de cactus,
J'ai rencontré un jour Choucoune,
Elle a souri quand elle m'a vu,
Je lui ai dit : « Dieu ! qu'elle est belle ! »
Elle m'a répondu : « Voyez-vous ça, chéri ?»
 
Choucoune est Marabout,
Aux yeux brillant comme des chandelles,
Aux petits seins bien pointus
Ah ! si Choucoune était fidèle,
Autant que je l'aime.
La Toulousaino (occitan)
O moun pays ! ô moun pays ! ô Toulouso, Toulouso !
Qu'aymi tas flous !
Qu'aymi tas flous, toun cel, toun soulel d'or !
Al prep de tu, al prep de tu
L'âmo se sent hurouso !
E tout ayssi, é tout ayssi
Me rejouis le cor !

Que you soun fiér de tas académios,
Des monumens qu'ornon nostro citat !
De toun renoum é dé tas pouésios
E de toun cant despey loutens citat !
Aymi tabès nostro lengo gascouno
Que tant nous douno, que tant nous douno de gayetat !

Oh ! qu'aymi pla da tas brunos grisettos
Lé tin flourit, lé souriré malin
Lour pel lusén, lours poulidos manétos
Lours poulits pès é lour regard taquin !
En las bésén moun cor se rebiscolo
Etpey s'enbolo, etpey s'enbolo tout moun chagrin.

A tous entours l'herbo semblo pus fresquo
Le parpaillol a maytos de coulous
Tous fruits y soun douces coumo la bresquo
E tous pradèls soun claoufidis de flous ;
Dé tous bousquéts you récerqui l'oumbratgé
E lé ramatgé, é lé ramatgé des aouselous.

De tous guerriés doun la noblo benjenço
Fasquec courber le froun des sarrasis
De ta fiértat é de l'independenço
Que de  tout tens regnet dins le pays.
Oh ! soun pla fier de ma bilo tant belo
Que tant rappélo, que tant rappélo de soubenis.
O mon pays ! O mon pays ! O Toulouse, Toulouse !
Que j'aime tes fleurs !
Que j'aime tes fleurs, ton ciel, ton soleil d'or !
Auprès de toi, auprès de toi
L'âme se sent ravie !
Tout en ces lieux, tout en ces lieux
Me réchauffe le cœur !

Que je suis fier de tes académies
Des monuments ornant notre cité !
De ton renom et de tes poésies
Et de ton chant depuis longtemps cité !
Oh ! j'aime aussi notre langue gasconne
Qui toujours donne, qui toujours donne tant de gaîté !

J'aime surtout de tes brunes grisettes
Le teint fleuri, le sourire malin
Leurs beaux cheveux, leurs mains gentillettes
Leurs pieds mignons, puis leur regard taquin !
Quand je les vois, mon âme se console
Alors s'envole, alors s'envole tout mon chagrin.

Tout à l'entour l'herble semble plus fraîche
Les papillons ont plus de mille couleurs
Tes fruits y sont aussi doux qu'une brise
Et tous tes prés sont émaillés de fleurs ;
Dans tes bosquets on entend sous l'ombrage
Tendre ramage, tendre ramage, sons enchanteurs.

Gloire aux guerriers dont la noble vengeance
Faisait courber le front du sarrasin
Et ta fierté et cette indépendance
Qui de tous temps régnait dans le pays.
Oui, je suis fier de ma ville si belle
Qui me rappelle, qui me rappelle ces souvenirs.

Poème de Lucien Mengaud (1805-1877) écrit en 1844, mis en musique par Louis Deffès (1819-1900), chanson créée au Capitole le 30 avril 1845. Le succès fut immédiat et durable dans tout le Languedoc. Claude Nougaro (1929-2004) l'évoque dans sa chanson Toulouse.

Toulouse
Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin
Parfois au fond de moi se ranime
L'eau verte du canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes
O moun païs, ô Toulouse, ô Toulouse !

Je reprends l'avenue vers l'école
Mon cartable est bourré de coups de poings
Ici, si tu cognes, tu gagnes
Ici, même les mémés aiment la castagne
O moun païs, ô Toulouse !

Un torrent de cailloux roule dans ton accent
Ta violence bouillonne jusque dans tes violettes
On se traite de con à peine qu'on se traite
Il y a de l'orage dans l'air et pourtant...

L'église Saint-Sernin illumine le soir
D'une fleur de corail que le soleil arrose
C'est peut-être pour ça malgré ton rouge et noir
C'est peut-être pour ça qu'on te dit ville rose !

Je revois ton pavé ô ma cité gasconne
Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz
Est-ce l'Espagne en toi qui pousse un peu sa corne
Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz ?

Voici le Capitole, j'y arrête mes pas
Les ténors enrhumés tremblaient sous leurs ventouses
J'entends encore l'écho de la voix de papa
C'était en ce temps-là mon seul chanteur de blues !

Aujourd'hui tes buildings grimpent haut
A Blagnac tes avions sont plus beaux / ronflent gros
Si l'un me ramène sur cette ville
Pourrais-je encore y revoir ma pincée de tuiles ?
O moun païs, ô Toulouse, ô Toulouse !

Chanson de Claude Nougaro (1929-2004) qui reprend les premières paroles de La Toulousaino.